Suet., Domit., 14 et
3. Spartian., Helius, 3. Uadrian., 16. C’est l’époque où fleurissent les « paradoxographes », parmi lesquels Phlégon de Tralles, affranchi d'Hadrien et peut-
558 CHAP. XVI. — l’astkologie dans le monde komain
Ginprunte ce détail à Marius Maxiinus, un écrivain que, sur cet échantillon, nous pouvons ranger dans la catégorie des mystificateurs. Il est possible qu’Hadrien ail fait grand cas de l’astrologie ; mais si, comme le dit son biographe, il admettait des astrologues dans le cercle de savants, de lettrés et d’artistes au milieu desquels il vivait, c était aussi, je suppose, pour se donner le plaisir de les mettre aux prises avec Favorinus, l’ergoteur le plus subtil de l époque, qui exerçait volontiers sa verve mordante sur les dogmes astrologiques. On nous parle encore de Marc-Aurèle consultant les Chaldéens sur les secrets de l’alcôve de Faustine et se décidant, sur leur conseil, à faire baigner Faustine dans le sang du gladiateur (jui fut le père de Commode C’est le moment où l on commence à confondre les astrologues avec les magiciens =*. Puis, c’est S. Sévère qui, n’étant encore que légat de Lugdunaise, a étudiait les génitures des filles à marier, étant lui- <' même très expert en astrologie. Ayant appris qu’il y en avait « une en Syrie dont la génilure portait qu’elle épouserait un roi,
« il la demanda en mariage — c’était Julia — et il l’obtint par « l’entremise de quelques amis » ^ Comme on voit, l’astrologie,
être prête-noiu d’Hadrien lui-même — nam et Phlegontis libri Hadriani esse dicunlur (Spart., Hadr., 16). Le premier mystificateur pourrait être Hadrien en personne. On dit, du reste, que son grand-oncle Aelius Iladrianus était un astrologue distingué et lui avait prédit l’empire, prédiction confirmée plus tard a maihematico cfuodam (Spartian,, lladv.f 2). Les chroniqueurs ont réponse à tout. Hadrien « connaissait la géniture » d’Aelius Verus et savait que celui-ci mourrait jeune. Pourquoi l’avait-il adopté? Réponse : ut suae satisfaceret voluptati et, ut quidam dicunt, juri jurando (Spart., Helius, 3).
1. Capitolin., M. Anton. Phil,, 19. II s est trouvé des gens pour croire à ces odieux bavardages. Faustine étant ensuite accouchée de deux jumeaux, on voit des astrologues assez routiniers pour prédire même destinée aux deux enfants, dont 1 un mourut à quatre ans et 1 autre tut l’empereur Commode (Lamprid., Commod., 1). C’est une réédition de l’argument si connu tiré des jumeaux.
2. C’est au « Chaldéen » Julianus (voy. ci-après) que certains attribuèrent le miracle de la Légion Fulminante (Suidas, s. v. 'A p v ou œ i ; ). On crut aussi per Chaldaeos et magos Antoninum Marcum id egisse, ut Marcomanni P. R. semper devoti essent atque amici, idque factum carminibus (Lamprid., Heliog., 9). La civilisation baisse et la superstition grandit à vue d’œil.
3. Spartian., Sever., 3. C’était un surcroît de précaution, car un astrologue consulte par lui en Alrique, où il était questeur, omnia et dixit quae postea facta s uni (Spart., Seoer., 2). Ce trait se répète à satiété. L’empire avait été promis à Pertinax enfant par des Chaldéens (Capitolin., Pertin., 1). Didius Julianus suivait aveuglément les conseils des « mages » (Spartian., Did. Julian., 7). Les « mathématiciens » trouvent au jeune Diadumène, fils de Macrin, le même horoscope qu’à Antonin le Pieux (Lamprid., Anton. Diad., 5).