‹ L'astrologie grecqueChapitre 317 sur 360 · Plin., Il · texte numérisé non relu

Plin., Il

2. Plin., H, § 28 (texte cité plus haut, p. 386, 1). C'est une adaptation, déjà remarquée dans Horace (ci-dessus, p. 531, 4), Je la croyance romaine au Génie individuel, reliquat de l’animisme et prototype de l’Ange gardien dans la démonologie chrétienne.

3. La T$xpd6i6)vo; [o-jvxaçi;], la Bible des astrologues, — dédiée, comme la Msyi>,T, cjv-oc't; ou Ahnaqesle, -p5; Xûpov àSeXçov, — est probablement le dernier ouvrage de l'illustre astronome: c'était la capitulation de la science.

4. Praelerea inlerdicta est ynuthematicorum cullida impostura et opinatae (irtis persuasio (Ulpian., in Mos. et Rom. leg. colL, XV, 2, 1).

566 CllAP. XVI. — l’astuolooie dans le monde romain

vait pas punir la science, mais seulement l’exercice du métier. Puis, après des accès d’indulgence, on avait considéré comme contrevenants et les devins et leurs clients et gradué les peines suivant l’importance de la consultation; la peine capitale étant toujours applicable à quiconque consulterait « sur la santé du prince » b Sous le règne de Commode, S. Sévère avait failli être condamné comme coupable d’un crime de ce genre C Au fond, ce qui empêchait les légistes de classer l’astrologie parmi les sciences inoffensives ou même utiles, en dépit des protestations de tous ses docteurs, c’est que le public s'obstinait de plus en plus à la confondre avec la magie , celle-ci anti-sociale par essence, étant l’art de suspendre, pour les violer, toutes les lois, divines, humaines, naturelles. Chaldéens » et « mages » avaient été synonymes dès l’origine, et les « Égyptiens », avec leur pharmacopée et chimie magiques, méritaient mieux encore le renom de sorciers. C’est après la prise d'Alexandrie (296), où pullulaient les professeurs et livres de sciences occultes, que Dioclétien rendit un édit conservé en substance par les légistes de Justinien : « Il « est d'intérêt public que l’on apprenne et exerce l’art de la géo- « métrie. Mais l’art mathématique est condamnable, il est abso- « lument interdit » h Les souverains du Bas-Empire renouvellent de temps à autre les édits qui frappent indistinctement tous les devins consultants : les mathemaiici figurent dans le nombre, comme doublant ou remplaçant l’appellation de « Chaldéens » *, c’est-à-dire magiciens. Parfois, l’astrologie est seule visée,

1. Sed fuit quaesilian, ulrum scientia hujusmodi hominum pimiatur, an exercitio et professio. Et quidem apud veteres dicebatiir, professionem eonim, non notitiam, esse prohibitam. Postea variaturn. - - Saepissime denique inlerdictmn est fere ah omnibus principibus, ne quis omnino hujusmodi ineptiis se immiscerez etc. (ibid., XV, 2, 2-3). Cf. Paul., SenC, V, 21, De vaticinatoribus et malhematicis. Paul enseigne que no7i tantum divinalione quis, sed ipsa scientia ejusque libris melius fecerit ubstinere. Les légistes impériaux glissent sur la pente qui conduit à admettre des délits d opinion.

Page 1