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CHAP, III. — LES DOGMES ASTIIOLOGIQUES

phores, de raisons dont aucune n’est probante et beaucoup sont ineptes, donnait 1 illusion d’une démonstration en forme, illusion d autant plus tenace qu’il y avait au point de départ une parcelle de vérité, mais retournée et vue à l’envers. Cette vérité, c’est que 1 homme, ne pouvant rien concevoir que d'humain, a fait Dieu ou les dieux à son image et dès lors retrouve aisément partout les analogies dont il est l’inconscient et unique auteur.

Ainsi donc, d’après les philosophes et astrologues grecs, les astres exercent, soit mécaniquement, soit par tout autre mode d action, des influences résultant de leur nature propre et tendant a conlormer à leur type les êtres qui les subissent. Entre cette airirination théorique et l’application se cachait, dissimulé sous des phrases, le postulat énorme qui, une fois accepté, paralysait toute résistance ultérieure de la raison. Le disciple qui n obligeait pas son maître à lui démontrer l’existence réelle des propriétés multiples avec lesquelles la doctrine composait ses types planétaires et zodiacaux, celui qui tenait pour avérée la physique ou physiologie ou psychologie des astres, n’avait plus qua suivre le fil du raisonnement. Il ne trouvait plus aucun

est im être vivant, dont la vie est la source et contient la sonuiie de tontes les vies ou âmes particulières; d’où P. conclut que oopal xaL àcpopiai Ço!>wv aitô xüv oüpavîuv Trepiôôwv àôavâxwv oùaüv è Ti x e o u v x a t, xal -p 0 o p a l '/.ai -/EVÉïTsi; '/al p î o i xwv x-^os Çwojv... xal xaxà xoqjiaxa xal -/axà SiaôÉjEiî xal psXxiou? (Procl., in A?ial. Sacr., Pitra, V, 2, p. 89). La com-

munication entre les parties s’opère par les allées et venues des âmes; o"jvâzxEi xai xà avüj xoï; xâxo) 6ià xwv 'j/u/ixwv xaÔdocov, xal xà xâxto xoï; àvo> Stà xôiv àvôowv (ibid., p. 142). L’homme est un monde en petit : osT ôè xôv oXov xdff]j.ov, O'JXü) '/al XOV av6pojirov £irt(jxei|^aaOai xeXciwç, ôiôxi jx i x p o ç èaxt xal O'jxo; x d eu o ; (ProcL, In Tim., p. 348 A). L’auteur chrétien de V Hennippus trouve fort raisonnable la répartition des inlluences planétaires dans le corps humain, attendu qu’ainsi aïoî^cxai b Xovo' b ;xi'/pov eïvai fdiGy.titv £~l yf.î xdff'xov xôv à'vÔpw- ~ov [Hermipp., 1, 16, § 81). 11 croirait volontiers que Fâme tourne autour

du voü;, etc. (ibid., § 145). 11 va sans dire que, si on retrouvait la marque des astres dans noti'e corps, on prêtait aussi facilement au monde nos organes. On démontrait par exemple que le Soleil étant le cœur du monde devait être au milieu des planètes, comme le cœur est au milieu des viscères {Hermipp., § 78). On avait dressé eliam miindi genilitram (Firmic., l. c.), comme celle des individus ou des cités. Voy., sur ces questions, le curieux chapitre de Lobeck, Aglaophamus (ch. ix. De Macrocosmo et Microcosmo, pp. 908-947), et ci-après, la mélothésie astrologique, (ch. x). Par une conséquence logique, devinée déjà par les peuples primitifs, l’homme imite le monde dans ses actes. Tl doit, dans certains rites, se tourner de gauche à droite {dextratio), ou attacher ses prières et incantations à une roue tournant dans le sens du mouvement diurne (cf. Goblet d’Alviella, Moulins à prières : roues magiques et circuinumbulalions dans la Rev. de l'Univ. de Bruxelles, 1897).

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