Voy. ci-dessus, p
2. L’objection est faite par Favorinus (ap. Gell., XIV, 1, 11-13) : mais le
doute exprimé sur le nombre des planètes remonte plus haut, à Artémidorc (d'Éphèse?) suivant Sénèque [Q. Nat., VII, 13 : cf. ci-dessus, p. 14, 2). Inutile d’ajouter que les platoniciens n’admettaient pas cette doctrine subversive de l’harmonie des sphères. Dercyllide (ap. Theon. Smyru., p. 200 lliller) soutenait (î), O'j TtXstou^ ou5è ÈXaxTovtî xôiv Ç’ o'. ~Xav(ô;x£voi ■ xat xoûxo 6t,Xov èx ixaxoâî xT,pf,xîw;. Les astrologues ont toujours des philosophes de leur côté. Du reste, aujourd’hui que le nombre des planètes a augmenté, nos astrologues trouvent moyen de réparer la brèche faite au mysticisme pythagoricien. Ils enrôlent avec üranus et Neptune trois autres planètes hypolhétiques, Vulcain entre ^ et Q, Junon entre et Pluton au delà de Neptune. Cela fait douze planètes, que les Chaldéens voyaient, au temps où les hommes avaient de bons yeux, et qu’ils avaient dù domicilier dans les douze signes. Ou bien défalquant les luminaires, qui ne sont plus des planètes, on constate que nous possédons encore le septénaire complet (Fomalhaut, Manuel d'Astrolooie p. 316-317). ^ ’
3. Quid est porro aliiid quod errorem incutiat peritis natalium quam quod paucis nos sideribus assignant? (Senec., Q. Nat., II, 32). Ptolémée connaît l’objection : il répond à plusieurs reprises que tout embrasser est impossible, et tout le monde sera de son avis. C’est même un moyen précieux d’excuser les démentis donnés par l’événement aux calculs les mieux faits. L’erreur