‹ L'astrologie grecqueChapitre 329 sur 360 · IV. à. III, 51, 2, trad. Lenormant. Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

IV. à. III, 51, 2, trad. Lenormant. Cf. ci-dessus, p

4. Ilerod., Vil, 37. Cf. Curt., IV, 10 6; ci-dessus, p. 339, t.

5. Voy. sur la question Fr. Holl (op. cil., p. 181 sqq.), qui attribue les arguments olfensifs à Carnéade, Clitomaque et Panétius; les réponses, et surtout les perfectionnements de l'outillage astrologique, à Posidonius.

582 CHAP. XVI. — l’asthologie dans le monde romain

un naufrage, un assaut, une bataille, quantité d’individus qui ne sont nés ni dans le même temps, ni dans le même lieu? Est-ce que, dit Cicéron \ tous ceux qui ont péri à la bataille de Cannes étaient nés sous le même astre? A cela, les astrologues répondaient que les influences universelles (xaOoXt/.a) dominent les influences plus restreintes qui façonnent les génitures individuelles. Les tempêtes, guerres, pestes, fléaux collectifs de tout genre, prévalent sur les résultats des calculs de moindre envergure. Aussi Ptolémée recommande expressément de laisser une marge, dans les génitures particulières, pour les cas de force majeure provenant des phénomènes de portée « catholique »

La riposte était habile, la prédominance du général sur le particulier, du tout sur la partie, paraissant une vérité de sens commun. Mais l’argument offensif n’était pas épuisé. Comment se fait-il, disait Carnéade qu’il y ait des peuples entiers, où tous les individus ont même tempérament et mêmes mœurs? Tous les individus de même race sont donc nés sous le même signe? Si la Vierge fait la peau blanche et les cheveux lisses, répétait encore trois siècles plus tard Sextus Ernpiricus aucun Éthiopien ne naît

1. Cic., Divin., Il, il. L’argument est répété à satiété : par Favorinus — quid esset — quod homines ulriusque sexus, omnium aelatum, diversis stellarum motibus in viLam edili, regionibus sub quibiis geniti sunt longe distantibus, tamen isli, aul hianlibus terris aut labentibus lectis nul oppidorum oppugnationibus aut eadem in navi fluctu obruti, eodem genere mortis eodemque ictu temporis universi simul interirent (ap. Gelt., XIV, 1, 27); par Sextus Ernpiricus {Adv. Astrol., § 91-93, p. 333 : ci-dessus, p. 423), qui demande si tous les barbares tués à Marathon étaient nés sous la pointe de la flèche du Sagittaire, et tous les héros noyés dans le détroit d’Eubée au retour de Troie, nés sous l’urne du Verseau; par Bardesane (ci-dessus, p. 435, 2) ; par Grégoire de Nysse {De fato, p. 165 et 169), etc. Calvin s’en servait encore contre les astrologues de son temps (ap. Junctinus, op. cit., p. 3). Les astrologues prétendent raisonner en savants : ils n’ont pas recours à la foi, à l’opinion courante, qui expliquait volontiers un naufrage par la présence à bord d'un criminel poursuivi par la vengeance divine ; chose fréquente et bien connue, dit Antiphon {De caed. Herod., 82).

2. Ptolémée, expliquant pourquoi il traite des prévisions « catholiques » avant d’aborder la généthlialogie, dit qu’il le fait parce que le général l’emporte toujours sur le particulier, et qu’on ne peut pas juger de celui-ci sans celui-là (Ptol., Tetrab., II Prooem). Cf. ci-dessus, p. 503, 3.

3. L’objection tirée des races faisait le fond de l’argumentation de Carnéade, qui s’en servait surtout contre la morale, en montrant qu’elle variait d’un peuple à l’autre et que telle action, réputée crime en Grèce, était autorisée ou recommandée par les voiaipa papêapixa (cf. Fr. Boll, op. cit.).

4. S. Emp., op.cit., p. 355. L’argument est reproduit, mais pour être réfuté, par Firmicus : Si stellarum mixturis mores hominibus coloresque tribuunlur

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