OBJECTION TIRÉE DES RACES
donc sous le signe de la Vierge? Au temps de Sextus Empiricus, la brèche qu’avait pu faire la question de Carnéade était réparée, et le pyrrhonien aurait pu prendre la peine de lire Ptolémée, qui cite précisément, pour montrer qu’il y a répondu, l’exemple de l’Ëthiopien à peau invarialilement noire et du Germain ou Galate à peau invariablement blanche V Les astrologues invoquaient encore la prédominance des intluences générales, non plus seulement accidentelles, mais fixes, agissant d’une façon continue et créant ainsi les types ethniques. Ils transposèrent à leur usage une théorie très vieille et très moderne, si moderne qu’on la croit née d’hier % celle qui suppose rhomme façonné par le « milieu » où il vit et s’y adaptant, sous peine de disparaître. Il sullisait d’ajouter à la série des causes un chaînon de plus, en rapportant à l’intluence des astres les qualités du sol, des eaux, de l’air, et les aptitudes héréditaires qu’elles déterminent; ce qui était aussi diüicile à réfuter qu’à démontrer. Nous avons vu que, pour préciser leurs idées et pouvoir répondre afürmativement à la question jadis si embarrassante ; « tous les individus de même race naissent donc sous le même signe »?, les astrologues avaient confectionné des cartes géographiques des influences astrales. Ils comptaient sans doute que la patience des critiques n’irait pas jusqu’à leur demander de justifier parle menu celle répartition,
— cur omnes in Aef/iiopia nigri, in Germania candidi, in Thracia rvbei procreanlur, etc. (Firmic., 1, 2 Kfoll) ; à quoi Finnicus répond par Finfluence physique des zones ou climats terrestres, inthicnce qui tend à produire des types uniformes, à l’encontre de rintluence des astres, laquelle produit les variétés individuelles (I, 10 : ci-dessus, p. 337, 3). F'irmicus ne connaît pas ou n’accepte pas la chorographie astrologique, qui fournit une réponse moins banale.