‹ L'astrologie grecqueChapitre 333 sur 360 · Cic., Divin., II · texte numérisé non relu

Cic., Divin., II

3. Ou plutcèt, il déclarait qu’il faisait grâce aux astrologues de la question : quid de muscis mil vermiculis aut echinis, mullis aliis minufissimis terra marique animantibus dicereni? an istaec quoque isdeni, quibus homines, legibus nascerenlur isdemque itidem exsHnguerenliir'! ut au! ranunculis quoque et culicibus nascendi fata sint de caelestium siderum motibus adtributa, aul, si id non pularent, nulla ratio viderelur car ea siderum vis in hominibus valeret, deficeret in ceteris (Gell., XIV, 1, 31). L’argument fut repris par Üiodore de Tarse (ap. Salmas., p. 553).

4. Sex. Empir., op. cit., p. 353 (iXXo; 6é to; ir.6ùr,‘zti xai -=pl tüv iXôywv vwuv X. T. X.). C’est Sextus qui résout d’une façon absurde une question mal posée- Si deux êtres nés « sous le même degré d’un même signe » n’avaient pas subi d’autre inlluence que celle-là, ils ne naîtraient pas ditl'érents; l’un homme, l’autre âne. S. Augustin, faisant, comme Sextus, abstraction de tout ce qui n’est pas l'influence actuelle des astres, sans doute pour avoir lu dans Cicéron que les astrologues supprimaient jusqu’à l’action des générateurs sur le produit {seminum vim, quae ad gignendum pi'ocreandumque plurimum valeat.

?j86 CHAP. XVI. — l’asthologie dans le monde romain

du mot « absurde ». Il y eut un temps sans doute où l’on disait des esclaves et des petites gens ce que nos logiciens disent ici des animaux; où l’on trouvait absurde que leur destinée fût écrite au ciel ou qu’ils préteudisseut à l’immortalité. Le progrès des idées démocratiques avait reculé la barrière, plantée maintenant entre l’homme et l’animal. Les astrologues hésitaient à la renverser ; et pourtant la logique les y poussait, même leur logique particulière. Pourquoi, par exemple, les types animaux, qui remplissaient la majeure partie du Zodiaque et tendaient à produire sur terre des types semblables, n’auraient-ils eu action que sur l’homme? Finalement, les praticiens, sinon les docteurs de l’astrologie, acceptèrent bravement cette conséquence de la sympathie universelle \ et ils eurent pour eux les âmes sensibles, qui faisaient tirer l’horoscope de leurs chiens, ou les éleveurs de bétail, qui consultaient sur les aptitudes de leurs produits. Les mauvais plaisants qui apportaient à l’astrologue, sans l’avertir, un thème de géniture dressé pour un animal sortaient émerveillés de son cabinet si le praticien avait reconnu de quel client il s’agissait Le raisonnement fut étendu, sans qu’on en rît

funcULus tolli. Cic., Divin., 11,45), S. Augustin imagine que le moment de la naissance fait seul la différence entre l’homme et l’animal ou même le végétal, si bien qu’un homme et un animal ne pouvaient pas naître en même temps au même lieu. Sic desiphmf hommes, ni existiment, cum homo nasciiur, celeros rerum ovins iia inhibevi, ni cum illo sub eadem caeli plaga nec musca nascaiur (Augustin., C. Dei, V, 7). 11 cite, comme responsables de ces absurdités, les astrologues qui distinguaient à première vue si on les consultait pour un animal (ci-après). Mais il aurait bien dù songer que les astrologues sérieux, comme Ptolémée, conseillent à leurs disciples de se renseigner sur leur client, comme le font les médecins, pour éviter de pronostiquer à faux, le pronostic dépendant de l’âge, de la nationalité et de l’éducation du consultant (cf. Ptol., Teirab., 1, 2; IV, 9; Herm. Phil., De Revol. naiiv., 1, 7, et ci-dessus, p. 503, 3).

1. Les purs stoïciens n'allaient pas jusque-là, car ils refusaient toute individualité aux animaux. Chrysippe disait que Pâme du porc tenait lieu de sel pour conserver sa chair. Mais, pour les Pythagoriciens, ces autres fournisseurs de théories astrologiques, les animaux sont nos frères, que nous n’avons pas le droit d’égorger, même pour nous nourrir de leur chair.

2. Soleni iamen homines ad iempiandam periliam mai hemaiicorum adferre ad eos consiellaiiones muiovnm animalinm, quorum ovins p^'opier hanc exploraiionem domisuae diliqeniev observani, eosque maihemaiicos praeferunl céleris qui constellalionibns inspeclis dicuni non esse hommeyn nalnm, sed pecus. Audeni eliam dicere quale pecus, ulrum aplum. lanilio, an vectationi, an aralro, un cusiodiae domus. Nam ei ad canina faia iempianlur, el cum maquis admiraniium clamoribus isla respondent (Augustin., Civ. Dei, V, 7). S. Augustin rapporte ailleurs {Conf., Vll,6) que le père de son ami Firminus collectionnait des horoscopes d'animaux. Origène (ap. Euseb., Dr. Ev., VI,

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