‹ L'astrologie grecqueChapitre 340 sur 360 · Ep/ies., VI, 12. Cf. iii · texte numérisé non relu

Ep/ies., VI, 12. Cf. iii

.6. Luc., X, 18. 11 va sans dire qu’il y a, pour tous ces passages, des interprétations plus orthodoxes. — Il y a là des réminiscences et allusions de toutes sortes : on reconnaît dans le candélabre d’or le symbolique chandelier à sept branches du Temple de Jérusalem; dans les quatre animaux qui entourent l’Agneau, les quatre points cardinaux, etc.

608 CHAP. XVI. — l’asthologie dans le monde romain

qui entourent la tète de la Femme « vêtue de soleil et ayant la lune sous ses pieds » le nombre aussi des portes de la Jérusalem céleste et des fondements des murailles, lesquels fondements sont faits de douze espèces de pierres précieuses l’arbre de vie planté au milieu de la cité porte douze fois des fruits en une année Sans doute, tout cela n’est pas de l’astrologie, mais c’est du mysticisme pareil à celui qui alimente ailleurs la foi astrologique.

On sait avec quelle intempérance les Gnostiques prétendirent infuser dans la doctrine chrétienne une métaphysique grandiloquente et incohérente, faite avec des débris de toutes les superstitions internationales. Nous ne nous attarderons pas à analyser les chimères écloses dans les cerveaux de ces Orientaux que toutes les Églises chrétiennes ont reniés et que nous rejetterions volontiers hors de la civilisation gréco-romaine. Les nombres et les associations d’idées astrologiques y sont semés à profusion. Les 365 deux de Basilide sont dominés par le grand Abrasax ou Abraxas un nom fait avec des chiffres dont la somme vaut 365, et l’on y trouve en bon lieu, entre autres combinaisons, une Dodécade et une Hebdomade. Au dire de l’auteur des Philosophumena, la doctrine des Pératiques ou Ophites était tout imprégnée de théories astrologiques et, pour cette raison, extrêmement compliquée Les Manichéens comparaient, dit-on, le Zodiaque à une roue hydraulique pourvue de douze amphores, qui puise la lumière égarée dans le monde d’en bas, le royaume du diable, la reverse dans la nacelle de la Lune, laquelle la déverse dans la barque du Soleil, lequel la reporte dans le monde d’en haut. Tous ces rêveurs, ivres de révélation et émancipés du sens commun, trituraient, défiguraient, combinaient en mélanges innom-

1. Millier amicta sole, et lima sub pedibus ejus, et in capile ejiis corona stellariim duodecim (Apocal., xu, 1), type conservé par l’iconographie chrétienne pour la Vierge Marie.

2. Le Voyant les énumère {Apocal., xxi), et on ne peut s’empêcher de songer à ce propos aux lapidaires astrologiques, où chaque pierre est attribuée à une planète, à un signe du Zodiaque ou à un décan (ci-dessus, p. 316).

3. Apocal., XXII. Le Voyant a donc songé aux douze mois, et non pas seulement aux douze tribus d’Israël. Le nombre des élus (12 X 12,000) est évidemment un multiple des douze tribus. Cet arbre figure, comme arbie de science astrologique, au frontispice de Y Aslrologia Chrisliana de Ciruelo.

4. ’ASpaaâ? = al + p2 + pl00-|-al-l-ff 200 + a l + Ç 60 = 363. Au lieu d’avouer qu’il imaginait 365 cieux parce qu’il y a 365 jours dans 1 année, Basilide assurait qu’il y a 365 jours dans l’année parce qu’il y a 365 deux. Cf. E. Aiuélineau, Essai sur le Gnosticisme égyptien. Thèse Doct., Paris, 1887.

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