‹ L'astrologie grecqueChapitre 344 sur 360 · Augustin., Co/if., IV · texte numérisé non relu

Augustin., Co/if., IV

2. C est de l’astronomie que S. Augustin dit : [Ralio humana\ asLrologiam genuit, magnum religiosis argumenlum, tormentiunque curiosis (Augustin., De ordine, 11, 42).

3. Quod si dicunlur stellae significare potins isla quam facere, ut quasi locutio quaedam sit ilia positio praedicens futura, non agens {non enim mediocriter doclorum hominum fuit isla senlenlia) : non quidein ila soient mathematici, ut v. g. dicant : « Mars ila posilus homicidam signiftcal », sed : « homicidatn facit » (Augustin., Civ. Dei, V, 1. Cf. Conf., IV, 3). Il accepterait au besoin l’action, mais purement physique, des astres sur les corps : Cum igitur non usquequaque absurde dici possel ad solas corporum diff'erentias adflalus quosdam valere sidereos, à l'instar de ce que produisent les positions du Soleil et les phases de la Lune. Seulement, il retire à moitié cette concession eu faisant remarquer aussitôt que l’action postulée ne va pas jusqu’à unifier le sexe des jumeaux {Civ. Dei, V, 6).

4. Jam eliam matliematicorum fallaces divinalio7ics et impia delira7nenla rejeceram (Augustin., Conf., VU, 6). Ses connaissances en astronomie lui avaient rendu un immense service, en lui permettant de constater l'ignorance de l’éviirjue manichéen Faustus,ce qui ébranla sa foi dans la doctrine prêchée par le dit Faustus {Conf., V, 5). C’était précisément le caractère scientifique, neutre, de l’astrologie qui autrefois l’avait attiré. Ideoque illos pianos [on alu aussi planetarios], quos mattiematieos vocanl, plane considéré non desislebam, quod quasi ntillum eis essel sacrificium et nullae preces ad aliquem spiriluni ob divinationem. dirigerentur (Aug., Conf., IV, 3). Depuis, il considère l’astrologie comme une fornicalio animae (Augustin., 0pp., III, p. 03 a), épithète qui lui est familière et qu'il applique à tout ce qui éloigne l’homme de Dieu, croyance ou science.

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