‹ L'astrologie grecqueChapitre 41 sur 360 · Jensen, Kosrnologie, pp. 283 et · texte numérisé non relu

Jensen, Kosrnologie, pp. 283 et

latin se prêlail à rassimilatien Quant aux vents « féconds », c’est un débris, échoué là, d’une superstition autrefois très répandue. On verra plus loin que les astrologues ont attribué aux trois planètes supérieures et à Vénus une orientation spéciale, correspondant aux quatre points cardinaux. Le Nord était dévolu à Jupiter. Or, le vent du nord, te Borée, passait pour avoir une vertu génésique telle que des femelles d’animaux s en trouvaient parfois spontanément imprégnées

En tout cas, Ptolémée donne à Jupiter l’épithète qui définit le mieux son genre d’influence en disant que celle-ci est « tempérée » (euxpaxov zye.'. xo TtoiTj-axov xr^ç o'Jvâ[J.£tos)

df. Mars (llupôet; -’ Apr,; - JiarA). — En revanche, les astrologues épuisent les ressources du vocabulaire pour définir 1 action redoutable du « tlamlioyant », de 1’ « impétueux (^oupo;) » Mars, dont la lumière rouge — cause première de ces imaginations chimériques — a comme une couleur de sang, et dont la marche ressemble à des bonds rapides succédant à de courtes rétrogradations. Le dieu chatdéen Nergal, dieu de la guerre, de la peste, de la mort semée à pleines mains, a trouvé dans la mythologie grecque un portrait ressemblant. Cependant, il y avait une tradition, peut-être d origine égyptienne, qui substituait au brutal Ârès le tort, mais débonnaire Héraklès Les astrologues tiraient trop bon parti des

1. Le Jupiter astrologique est yXuxéwv ûôiTwv yopTiYÔî (Anon., In Tetrab., p. 70) et loge dans les Poissons.

2. Borée imprégnant des cavales (lloin., Iliad., XX, 223 sqq.), le Zt'phjic

fécondant les cavales lusitaniennes, fait rapporté comme res mcredibihs, sed vera par Varron [R. riist., Il, 1, 19), Pline et Columelle ; on disait qu^il n y av ait point de vautours mâles, les femelles étant tontes fécondées èx xoO irvEupaxoî (Euseb., /V. Ev., 111, 12, 3) : tous faits soi-disant avérés, au poipt que Lactance, avec un manque de goût évident, en tire argument pour expliquer 1 Incarnation de J. -G. : Quodsi animalia quaedam vento et aura concipere solere omnibus nolum est, cur quisquam miruin pulel cum Spirilu Dei, an facile est quidquid velit, qravatam esse virqinein dicimus ? (Lactant. Inst. Div., IV, 12). Suivant Proclus (in Anal. Sacr., V, 2, p. 176 Pitra ), le Borée produisait des mâles, le Notus des femelles. Voy. ci-après (cti. vu) les « vents féconds » de Jupiter invoqués pour fixer son dans le Cancer.

3. C’est le refrain traditionnel : Sub Jove lemperies et nunquam turbidus

aer (Lucan., Vhars., X, 207). Influence météorologique de Jupiter tempérant le froid en hiver, le chaud en été — rabidos et temperat aestus (German., Arat. Pro(fii., IV, 14). Pline avait dit avant Ptolémée que Jupiter, entre Mars et Saturne, interjectum amhobus ex utroque temperari Jovem salutaremque fieri (Plin., II, § 34), et Pline copie Cicéron (ci-dessus, p. 95, 2). Tout cela aval l’air raisonnable, et on ne demandait pas d autres preuves. ^ ^

4. 'O Toü ’'Apsuî'::apà (Jiàv xok "EXXïiai nuposo;, -icapà 6è Alyuiixioiî Hpax Asouç

(Ach. Tat., Isaq., 17. Cf. Aristot., De mundo, 11,7). Le ( Epxwai) egyp-

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