‹ L'astrologie grecqueChapitre 45 sur 360 · Ptolem., Telrab., I, 5-7. ^ · texte numérisé non relu

Ptolem., Telrab., I, 5-7. ^

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3. Ptolem., Tetrab., 1, 5. Paul. Alex., fol. 1)2 v. Serv., Georg., I, 333, etc. Voy. ci-après (p. 109, 3) une autre explication, fondée sur les rapports harmoniques (Macr., S. Scip., 1, 19, 20-27). Il n'y a pas de planètes qui soient toujours favorables ou toujours nuisibles. Les malfaisantes meme sortent d heureux ell'ets quand elles « se réjouissent ».

Le sexe des planètes est délenniiié par le de^ré d’humidité, la prédominance de l’humidité produisant le sexe féminin, ce qui est le cas pour (Q et 9- Mercure^ reste capable des deux sexes, comme formé d’un mélange égal de sec et d’humide : les autres planètes sont masculines. En somme, les planètes supérieures sont masculines, et les inférieures — sauf le cas douteux de Mercure — féminines, ce qui devait réjouir les amateurs d'harmonies mystiques, en un temps où il n'y avait pas encore de « féministes » pour réclamer contre l'infériorité du sexe féminin. Ce sexe individuel ou « physique » se trouve modifié par un supplément de sécheresse ou d’humidité que les planètes doivent à leur position du moment et qui leur donne un sexe « cosmique ». Les planètes se « masculinisent » et se « féminisent » de deux et môme de trois façons ;

1° En vertu de leurs positions ou « phases» (çxaît!;) par rapport au Soleil. Les planètes qui se lèvent le matin avant le soleil (ewo-. xal -n:poï]You[j.£vot) se masculinisent; celles qui se couchent le soir après lui (ÉairÉptot xal £7r6p.£vo'.) se féminisent L

2“ En vertu de leurs positions par rapport à l’horizon. Il est entendu que les astres se lèvent à l’Orient chargés d'humidité; qu’ils se dessèchent, c’est-à-dire se masculinisent, en allant de l’horizon à la culmination supérieure, et se féminisent en descendant de là vers l’Occident. Ce système dut paraître assez raisonnable ^ : les astrologues l’achevèrent en décidant que, au-dessous de l’horizon, il y aurait aussi un quadrant sec et un quadrant humide, chacun opposé au quadrant supérieur de même qualité

1. Il y aura lieu d’insister plus loin sur ces phases planétaires liées à la théorie des rétrogradations et introduites dans l'astrologie par les savants, pour la plus grande confusion des astrologues de moyen acabit, incapables de rien entendre à ces finesses. Ptoléinée se contente, dans un chapitre spécial [Telrab., I, 8 : llspl 'ïf,ç ô ovâixsiix; xôjv Tzpài xov tî^viov a/T,]ia- X t X |JL ôi V ) , de dire que cette assertion est Justifiée par l'analogie avec les phases lunaires, la lune, gorgée d'humidité après la syzygie, se réchautfaut et se desséchant ensuite ; de telle sorte qu’elle est humide quand elle se couche après le soleil, sèche quand elle se lève avant lui. 11 considère, bien entendu, comme démontrées ces alternances d’humidité et de sécheresse relatives dans la Lune. Cf. le scoliaste Anonyme {In Telrab., p. 24) et ci-après, p. 112.

2. Itaisonnable et poétique. Manéthon (II, 403 sqq.) nous montre les planètes se levant pleines d’allégresse, puis s’inclinant, lassées et attristées, vers l’Occident.

3. Le scoliaste se demande pourquoi Ptoléinée n'a pas plutôt partagé la sphère en deux moitiés, l’une à l’Orient, l'autre à l’Occident du plan méridien Il est choqué de voir appeler quadrant oriental et masculinisant non seulement celui qui est à l’Orient au-dessus de l'horizon, mais le quadrant opposé

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