‹ L'astrologie grecqueChapitre 47 sur 360 · Anon., p. KH · texte numérisé non relu

Anon., p. KH

2. Le mot aipsat; est technique en ce sens. Il y a cependant exception, remarquée du scoliaste, en un certain passage où Ptolémée atpsac i; ^eyç. o-j xà; vunxsptvà; xat T,p.cptvà;, àXKà xà; xôiv Suxixwv àaxépwv aat à-paipcXtxtav (Ibid., p. 157). Les Arabes ont fait de a'tpsat; haiz ou alahiz.

3. Explicare debemvs <jiiae slellae per diem paudeant et cujus conditionem

sequantur etc. (Firmic., 11, 7 Kroll). 11 explique plus loin (H, 20, 11 sqq,) les aliinités des planètes diurnes et nocturnes avec les génitures de même nom. On remarquera la violence faite au sens commun par le souci de la sjmétrie. Il n’y avait aucune raison plausible pour imaginer des planètes diurnes, puisqu’elles sont invisibles durant le jour et ne brillent que la nuit. Leur « Joie » est ici de l’abnégatiou. Toutes auraient dù être nocturnes. Comme le dit Philon, Dieu, ayant fait le jour et la nuit, xf,; p.èv Tipipa; x6 xpâxo; avcoioou xtp T.Xiip, o'a ptcvalip paatXcî, xf,; ôè vuxxà; acXT,vT, xal xw xuv

àXXojv àaxspoiv {De opif. miindi, 19).

4. Ptolem., Tetrab., 1, 7. Cf. I, 23 et le chapitre de Paul d’Alexandrie 11 epî xf,; xüv oüo -pwaxT,piüv aipiasto; (fol. I) 2 v.). Mercure est diurne et masculin quand il se lève avant le Soleil, nocturne et féminin quand il se couche après,

104 CHAP. ly. LES PLANÈTES ET LES TYPES PLANÉTAIHES

égaliser relTeclif des deux sectes, et, pour y parvenir, ils ont rompu la correspondance postulée par la logique entre la qualité de masculin et celle de diurne. Mercure étant mis à part comme variable, il restait à partager entre le Soleil et la Lune quatre planètes, dont trois masculines. Ptolémée trouve que le problème a été résolu d’une façon intelligente. Dans le clan solaire, le froid de Saturne tempère la chaleur de Jupiter et du Soleil, tandis que Mars, passant dans le clan lunaire, apporte le sec et le chaud dans cette froide et humide société. Il se garderait bien d’avouer que Mars y est dépaysé et qu’il y a été introduit, de préférence à Saturne, — puisqu’il fallait de toute nécessité répartir les deux planètes « malfaisantes » entre les deux bandes, — par l’attraction mythologique de Vénus, une raison qui n’existe pas pour lui L On a vu que dans l'astrologie savante, représentée excellemment par Ptolémée, les vertus des planètes sont rapportées à leur constitution physique, et que celle-ci est présumée d’après leurs rapports avec le Soleil d’une part, avec la Terre de l’autre, rapports qui dépendent eux-mêmes des distances relatives. Le système acquiert ainsi une cohésion apparente, qui fait de l’ordonnance des orbites ou sphères planétaires le fondement de toute la théorie. Il faut donc examiner de plus près cette question des distances, qui a été traitée à frais communs par les astronomes, préoccupés des distances réelles, et les astrologues, à qui importaient seulement les distances relatives.

§ III. — Ordonnance et mouvements des planètes.

Comme il a été dit plus haut, nous n’avons aucun moyen de savoir si les Ghaldéens se sont jamais souciés d’étager entre ciel

1. Cf. ci-après (p. 109, 3) une raison harmonique d'adjuger .Mars au clan lunaire. Il y en a encore une autre, c’est que .Mars, le diable astrologique, est de ceux qui font des « œuvres de ténèbres ». C’est sans doute à ce classement que Mars doit d’être considéré comme un astre d'Occident (l’Occident est lunaire), ce qu’il était déjà, paraît-il, chez les Égyptiens (Brugsch, Thésaurus, 1, pp. 69-70), tandis que Saturne est « oriental ». L’astrologie grecque ne paraît pas avoir poussé plus loin l’étude des sympathies et antipathies — de tempérament, non de position — entre planètes. Ce sont les Arabes qui, exploitant peut-être un reliquat de traditions chaldéennes, ont imaginé toute une série de ligues et contre-ligues, capricieuses, mais explicables cependant par le caractèi-e mythologique des planètes ou par la position de leurs fiefs (oîxot — 6'j>ui[Aaxx) dans le Zodiaque. Cf. Junctinus, Spéculum astroloqiae, 1, p. 38, et les ligues zodiacales de Manilius (ci-après, ch. vi).

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