‹ L'astrologie grecqueChapitre 56 sur 360 · STATIONS ET H ÉTUOGRADATIONS DES PLANÈTES · texte numérisé non relu

STATIONS ET H ÉTUOGRADATIONS DES PLANÈTES

Le système « chaldéen » rendait très bien compte de l’aftaiblissement et de la mauvaise humeur des planètes durant la rétro-

gradation. Contrariées, elles se vengeaient de leur humiliation et employaient à mal faire le peu d’énergie qui leur restait.

On est tenté de reporter à des Chaldéens authentiques ou à des

de la planète ^3^ qui s'arrête en deuxième station : à-6 tt,; àxpovjxxou 5’ wcaûtwç toTî àpiOjjLotç dtpaipoüvxsi;, xai stiI tô É~ôfJ.£vov xpiyoïvov xoü f,),iou èXt.Xu- Ôôtô;, xàv OcÛTîpov -rroioûvxai cxTiptYP-ôv (Porph., ibid.). Aussitôt la planète reprend son élan en avant avec un mouvement accéléré; mais le Soleil la gagne de vitesse et la rejoint en nouvelle conjonction : au0i; xoT; àpt6p.oïî ~ooxx'.6£vxîî [àpÇdpLôvoi ”po~oSiÇeiv £~i xoûxo'j xoô jyritiaxoç, xay.^x£pav xt,v Tto'.o’jvxa'., rpoaOîxtxoi xoïç àpiOptoï; s~l xoû ZoiSiaxoü ytv(ip.£vo’., Paul. Alex., ibid.] xal xaxa5XT,javx£<; etç x+jV STiavacpopàv xoü T,)doy xal xi,v ss-rîpiav •;:o'.T,aâ[X£voi Sdaiv êtci aèvoSov à'ptxvoüvxai {Porpliyr., pp. 183-18-4).

1. La figure montre la grande inégalité du mouvement apparent de la planète, qui, sur une durée de révolution de 687 jours environ, emploie près de quatre mois à décrire sa petite boucle. La position respective de Mars et du

rénovateurs de vieilles superstitions orientales l’idée baroque qui consiste à assimiler aux planètes et à noter dans les thèmes de géniture les nœuds, ascendant àva6i6à^tov [covocaiaô?]) et descendant xaxaêtêâCcov) de l’orbile lunaire, qui font le tour de l’écliptique en dix-huit ans. Ptolémée ne connaît pas ou ne veut pas connaître ces planètes fictives : mais Tertullien, un demi-siècle plus tard, parle déjà de l’intluence que leur attribuaient les astrologues *. Les Grecs du Bas-Empire et surtout les Arabes firent grand état des nœuds écliptiques, appelés la Tète Q et la Queue ^ du Dragon. Cette notoriété du Dragon chez les Grecs d Asie et les Arabes est à elle seule un indice. On sait que le pôle par excellence était pour les Chaldéens le pôle de l’écliptique, lequel est dans la constellation du Dragon. Le Dragon devait être A non lui-même. Pour les Gnostiques dont parle l’auteur des Philosophumena ^ le Dragon était un monstre qui surveillait de là-haut l’univers entier, et au levant et au couchant. De là 1 idée d allonger sa tête jusqu’à l’Orient, sa queue jusqu à 1 Occident. Ce furent probablement les fabricants d’oracles chaldéens — des contemporains de Ptolémée — qui se chargèrent de mettre dans celte posture le grand Dragon que le démiurge créa même avant les signes du Zodiaque et les planètes Comment et pourquoi la

Soleil au moment des stations (première, O 4 et (j' 4; seconde, O 6 et c? 6) ne répond ni au trigone (120») ni au quadrat (90“). Voy. ci-dessus, pp. 118-119.

\. Fartasse et Anabibazon obstabat., aut aligna malefica Stella, Satm mis quadratus aut Mars trigonus (Tert., /n Marcion., 1, 18). L’àv:t6i6a!;o)v et le xaxaôiêdtÇwv figurent dans les thèmes de l’astrologue Palclios. Dans les compilations faites au xvi» siècle d’après les Arabes, les Caput et Cauda Draconis sont traitées absolument comme des planètes, l’une masculine (Caput), 1 autre féminine {Cauda). Dans le papyrus CXXX du Brit: Mus., (81 p. Chr.), ou 'voit notés la Lune è-rl xfiî pâ/Ew; àva 6 1 6 aî;o ü<r a xou Taupou, Saturne s-t xoy 7EAEt5ovia£ou ’I/Oûoc xaxaêtêâÇwv. Ces mots « monter » et « descendre » signifient être au N. ou au S. de l’équateur. C’est plus tard sans doute que les astrologues, se bornant à la Lune et l’étudiant de plus près, ont eu l'idée de tenir compte des nœuds mobiles de l’orbite lunaire et de considérer la Lune comme montant et descendant, non plus par rapport à l’équateur, mais par

rapport à l'écliptique. ^ ^ ^

2 yàp vo[j.tÇouai xaxà x6v àpxxixèv -tiôXov xôv Apâxovxa, xov o®tv, a~o

xoü û(j/-f)Xoxaxou TToXou lïâvxa ÈiueXÉTtovxa xal lîâvxa Ècpopwvxa x. x.^X. -- Kaxa yàp xbv Sûffiv xal àvaxoXV xüiv ûûo f,[i’.a!paip[u)v xEÏxai x6 xEtpâXatov xou Apaxovxo?

3’. Dans les Chaldaica (Pitra, Anal., V, 2, p. 300) : ô navaocpo;

ôpaxovxa Tcdw [xÉyav xaxà uf,xoç xal itXâxo; xal jidOoî, ÇotsOEtof, E/ovxa xE!p aX^v, x'èv Xey6p-evov àva6 lêdÇovxa eI<; àvaxoXtiV, xal x4.v oûpàv aùxoû x6v Xevo[xevov xa xaêiôaÇovxa eIç ôûaiv. Ces deu.v entités pseudo-planétaires ont dû être ajoutées aux sept planètes par des partisans des cycles novénaires, qui échappaient ainsi à la tyrannie des septénaires .

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