‹ L'astrologie grecqueChapitre 57 sur 360 · TÈTE ET QUEÜE DU DRAGON · texte numérisé non relu

TÈTE ET QUEÜE DU DRAGON

têle da Dragon ful-elle assimilée an nœud ascendant de l'orbite lunaire supposé à l’Orient, et la queue au nœud descendant, nous ne sommes pas obligé de le savoir. Une raison ([ui se présente d’elle-même, c’est que tous les peuples primitifs croient la lune avalée par un dragon quand elle s’éclipse la tête du Dragon tout au moins était bien placée à un nœud écliptique. Comme les nœuds se déplacent d’un mouvement assez rapide, plus rapide que celui de Saturne ^ il n’est pas étonnant que les astrologues en aient tenu compte, à litre de lieux d’abord, inlluant sur les planètes, puis à titre d’entités planétaires, ayant aussi leur tempérament propre, leurs sympathies et leurs antipathies.

Mais le moment est venu de songer que les planètes ne tirent pas toute leur etficacité de leurs qualités intrinsèques. Leur action dépend en grande partie et de leurs positions respectives et de la collaboration quelles rencontrent aux diverses étapes de leur route.

1. Toutes les planètes ont un nœud ascendant et un nœud descendant ; mais les astrologues n’ont tenu compte que de ceux de l’orbite lunaire. On trouve au moyen âge le Caput logé dans le Hèlier et la Canda dans la Balance, c’est-à-dire comme nœuds de l’orbite solaire ou éclipti(|ue (cf. P. Meyer in Hometnia, XXVI [181)7], p. 260).

2. Les Romains en étaient encore, au temps de l’Empire, à faire tapage petur secourir la Lune éclipsée. Jmn nemo tubas, nemo aéra falujaL : | Una laboranli polerit siiccurrere Lunae (.luven., VI, 442), usage attesté par Liv., XXVI, .'l ; Plin., Il, § 54; Plut., Paul. Aemil., 17. De fac. in orbe lun., p. 044; Tac., Ann., I, 28. Le bruit devait elfrayer le dragon ou déranger le maléfice des sorcières qui détachaient la Lune de là-haut.

3. Le cycle de la x’évolution des nœuds, qui sert à prévoir le retour dos éclipses, est de 6,793 jours ou 18 ans 2/3. Les Chaldéens (?) l’avaient estimé à 223 lunaisons tropiiiues ou 6,585 jours 1/3.

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