‹ L'astrologie grecqueChapitre 59 sur 360 · CUAP. V. — LA HÔUTE DÈS PLANÈTES OU ZODIAQUE · texte numérisé non relu

CUAP. V. — LA HÔUTE DÈS PLANÈTES OU ZODIAQUE

Le lail capital (pii domine l’étude du Zodiaque, c’est son obliquité, son inclinaison sur l’équateur. Son plan, traversé obliquement par l’axe du monde, participe à la rotation diurne du ciel, mais d’un mouvement gauche et oscillant qui exerça longtemps la sagacité des mathématiciens grecs. Cette obliquité n’avait pu échapper longtemps à des observateurs doués de quelque patience, eussent-ils borné leur étude à suivre la marche du Soleil. La distinction des deux piMes dans le même hémisphère par les astrologues chaldéens (ci-dessus, p. 40 et 122) nous est garant que la science de ceux-ci n’était pas en défaut sur ce point, et les Grecs n’ont jamais soupçonné les Égyptiens d’avoir ignoré quelque chose L Quant aux Grecs, ils ne savaient lequel de leurs compatriotes avait eu le premier la notion de l’obliquité de l’écliptique et à qui il l’avait empruntée. On en faisait honneur tantiH à Thaïes, qui passa du coup pour un élève des Égyptiens et des Chaldéens, tantôt à Anaximandre, qui aurait fait cette découverte à une date connue ^ tantôt à l’inévitable Pythagore, à moins que ce ne fût à OEnopide de Chios, qui avait peut-être mesuré l’angle d’inclinaison

Les philosophes grecs, qui ne savaient pas ignorer, n’étaient pas à court de raisons pour expliquer un phénomène de pure apparence, l’inclinaison de l’axe du monde par rapport à l’horizon. Les physiciens supposaient que le disque de la Terre, mal soutenu par l’air raréfié ou ramolli par la chaleur solaire, s’était affaissé du côté du midi De pareils improvisateurs ne pou-

l’influence de Sirius, le Chien, si l’on croyait qu'il pouvait donner la rage (cidessus, p. 79, 1, et Serv., Aen., X, 273), ou celle d’Ophiuchus, quand — à cause du serpent qu’il tient — il fut assimilé à Esculape? Toute la mythologie stellaire réclamait contre le privilège du Zodiaque. On défendait celuici par l’étymologie, au besoin : 6ià 5'jo altia; Zwôiaxôî xaXeTtai, ôtà và 'ïT£pi£/ô[j.£va èv aùtiù 5ià t6 tt,v î^oi'hv twv £vvaü0a aT,|xalv£!.v t, -koieiv,

la vertu « vivifiante » du Zodiaque étant empruntée au Soleil (Schol. Arat., I, p. 372 Buhle). C’est une raison de physicien.

1. Les Égyptiens réclamaient pour disciple OEnopide de Chios, qui avait appris auprès de xot; lEpsOai xat àüTpoTvôyoK:, entre autres choses, la connaissance de l’obliquité de l’écliptique (Diod., 1, 98). OEnopide interprétait ainsi le surnom de Ao^ixç donné à Apollon (ap. Macrob., SaL, 1, 17, 31). Cf., dans Nonnus (XLVlll, 334), Ao^o> sei'vante d’Artémis.

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