Ilygin., II, 21 etc. Cf. Eralosth. rel.^ pp
4. Ps. Lucian., AslroL, 1 (tradition égyptomane). Le rapport entre le bœuf Apis et la Lune était si étroit que la queue de l’animal croissait et diminuait avec la Lune : vaupo; àvaxîlgsvoî Tfi Osü, oû f, soêr, suvr,’j;av£v auv-r, xal auvs- [Aî’.oÜTO (Anon., p. 2). Mais alors, -rw; tôv Taüpov 6f,^u voail^o'jai Itôov; (S. Empir., V, 95). Vacca sil an laurns, non est cognoscere pj'ompPim : | Pars prior apparet, posteriora latent (Ovid., Fast., IV, 717 sqq.).
5. Cf. EsXt,vT| ^owv s/.â-ctpa (Nonnus, 1, 331 etc.) vauposuT,; (XXllI, 309) et l’épithète banale, -/jpôsssa, xspaiT, etc. La Lune = Vénus (ci-dessus, p. 92, 4).
134 CllAP, V. — LA ROUTE DES PLANÈTES OU ZODIAQUE
d’exaltation (utj^cojjLa) de la Lune. Ceux qui cherchaient des arguments plus simples faisaient observer que les IMéiades [Vergiliae] etlesHyades [Suculae), dont le sexe mythique n’était nullement équivoque, formaient dans la constellation deux groupes surpassant en importance l’Œil brillant, mais unique du Taureau *. Seulement, on ne comprenait plus pourquoi la prédominance incontestée du sexe féminin avait laissé subsister le nom de Taureau, devenu l’étiquette d’une monstruosité. Ce nom si tenace venait probablement de Babylone ^
Le Taureau zodiacal était représenté énorme, mais tronqué à mi-corps, les attributs litigieux de son sexe étaient censés plonger sous l’eau. Il n’y avait pas de place pour l’arrière-train, car le Taureau, tourné en sens inverse du Bélier, était soudé à celui-ci, à la façon des taureaux géminés de l’art persan. 11 en résultait que le Taureau semblait foncer à l’encontre du mouvement diurne et se laisser traîner à reculons. Ce détail plastique est loin d’être négligeable pour les astrologues; ajouté au sexe ambigu de l’animal, il donne lieu à des inductions fort peu édifiantes sur les mœurs des clients du Taureau
1. Il lut un temps où, l’équinoxe étant dans le Taureau, le lever des Pléiades ouvrait l’année. Les IlXsiâSeç sont les colombes (irEXeiâÔEî) d’Aphrodite: l’étymologie utilitaire (de Tz'kéM) doit avoir été inventée après coup. On les appelait aussi Eoae, Atlantides (Serv., Georq., 1, 219. 225), latine Vergiliae a verni lemporis significatione (Serv., ibid., 138). Elles étaient au nombre de sept, dont on nous donne les noms (Serv., Georg., 1, 138. Arat., Phaen., 255- 267 et Schol., ibid., German., Aral., 262-263). Germanicns les place (en longitude) Poplité sub laevo Tauri. Le diminutif Suculae (les petites truies) traduit assez bien 'TiSe; (de uç), un nom que d’autres étymologistes traduisaient par « Pluvieuses » (de Oeïv). Cf. Plin., Hisl. Nat., II, § 105. Serv., Georg., 1, 138. L’ « œil du Taureau » (Aldebaran) est appelé Cupido par Manilius (IV, 151) : tout est à Vénus dans ce signe. 11 est entendu qu’en astrologie, un groupe de petites étoiles, tel que les Pléiades, en vaut une grande : elôévai ypt; ô); oxav (jucvriixa xt dtaxéptov xat àtpavsaxépwv t| xal |xh XaixTîpwv, wî ètî t xt,î 11). EtâSo;, xè aùxè ôûvaxat xw Xa|xi:poxépü) (Anon., p. 85). D'où il suit — soit dit en passant — que le titre de IlXetàç xpaytxt^ donné aux sept tragiques alexandrins était, en somme, mode.ste. La Pléiade était la monnaie d’un Eschyle ou d’un Sophocle ou d’un Euripide.
2. Le Taureau babylonien pouvait être Sin (^ ée la Lune, ci-après,
ch. VII), ou Samas (l’équinoxe, ü4''*^;xa du Soleil, étant dans le Taureau, du xLive au XXII® siècle avant notre ère).
3. Aversum Taurum (Manil., 1, 264; cf. II, 153. IV, 521). Aussi nabirae pudet (V, 154), et le Taureau reparaît souvent dans les cinaedorum impurorum steriliumque genilurae (Eirmic., VII, 16 Pruckncr). Cependant, la tradition égyptienne, assimilant le Taureau à Apis, n’admettait pas la mutilation. Le Taureau de la Sphaera Darbarica avait sa natura, ses pieds de derrière et sa queue