LES GÉMEAUX
y. Les Gémeaux {lîo'Jixoi - Gemini). — Là où les Chaldéens plaçaient leurs grands Jumeaux, hypostases de Nergal, les Grecs installaient aussi deux éphèbes, empruntés à leur mythologie L L’opinion la plus répandue voulait que ce fussent les Dioscures,
Castor et PoUux, dont le nom est resté aux deux étoiles les pins brillantes de la constellation^ On y reconnaissait aussi Apollon et Hercule — tradition qui finit par prévaloir sur la précédente —
(Firmic., VIII, 3. Cf. Ilygin., II, 21; Anon., p. 5; Schol., Iliad., XVIIl, A8ü). Firmicus culèvG inôinG üii TtiurGO.ii sou uttitudG cuructGristlcjuG gu Ig fuisîiut iGVGr par les corues (Firmic., VIII, 3). Quoi qu’eu dise Servius {T. non a capite, sed a dovso oril.ur et aliud est aperire annum, aliud inchoare), Virgile paraît mettre l’équiuoxc daus le Taureau et retourner la ligure de celui-ci, eu disant : Candidus auraiis aperit cum cornibus annum [ Taurus (Virg., Georr/., I, 217; Serv., ad loc.). Ovide se méprend aussi quand il fait dire au Soleil instruisant Phaéthon : Per tamen adversi gradieris cornua Tauri (Ovid., Met., H, 80). Le Soleil, marchant à l'encontre du mouvement diurne, n’aborde pas le Taureau par les cornes. Le mieux serait de corriger et de replacer ici l’épithéte usuelle « y eesi. Détails plastiques : genti fte.ru Taurus (Cic., Arat., 290), T,!Ju6a-fT,î, avec son pied droit allongé vers Orion, etc. (Nonnus, Dionys., 1, 35.7-361) ; pronostics logés dans le viupTÔv toô Taupoo ou dans la 5n:)ttom toü ô>ti30T,!7avto; -oSo? (Ludwich, Anecdola,p. 111).
1. Éphébes nus, suivant Manilius, à cause de la proximité du Cancer : Nudus uterque tamen, sentit quia uterque calorem (11, 184).
2. Euripid. ap. Schol. Lycopbr., 510; Ovid., Fast., V, 693-720, lljgin., 11, 22; German., Arat., 542, etc. Cf. Eratosthenis reliq., pp. 86-87 Robert.
3. Apollon du enté du Taureau, Hercule du enté de son Cancer ou Crabe
— GEMI N I