Manil., IV
LA VIEHGE ^-^9
Aucun membre ne lui manque ; il s'avance fièremenl, les pieds sur l’écliptique, dans le sens du mouvement diurne b
Comme le lion est le roi des animaux, l’étoile qui brille sur le cœur du Lion céleste est le « Roitelet » (liaTiXloxo; - Regulus), et le Lion a sa place marquée dans les génitures royales L xManilius se contente de pronostics moins ambitieux. A l’entendre, l’influence du Lion produit de hardis chasseurs, de's entrepreneurs de venaliones et des bestiaires, gens simples d’ailleurs et sans plus de malice que l’enfant
np. La Vierge (llapOîvoî - Virgo). — On a vainement cherché dans les documents babyloniens un type analogue à celui de la Vierge, la femme ailée, couchée, la tête en avant, sur le cercle zodiacal De leur côté, les Grecs ont fouillé tous les recoins de leur mythologie pour lui donner un nom propre et une généalogie. C’est tantôt Astrée ou la Justice, a!xt( (fille de Zeus et de Thémis ou d’Astræos et de l’Aurore), qui, comme chacun sait, s’est exilée de la terre, ou Démèter, ou la Fortune, ou Atargatis, ou Isis, ou Érigone, la fille infortunée d’Icare, ou encore une certaine Parthénos, fille d’Apollon et de Chrysothémis, fabriquée par quelque amateur d’étymologies faciles La légende d’Astrée lient beau-
1. Voy. Eralosth. reliq., pp. 96-99 Robert. Sur les monuments figurés (voy. les monnaies alexamlrines d'Antonin ap. Eckhel, IV, p. 70 sqq.), le Lion est tourné tantôt à droite, tantôt à gauche — à gauche dans le Cod. Vossianus de Germanicus (G. Thiele, fig. 26). C’est sans doute le Lion étoullé par Hercule que Manéthon appelle àar9[AaTf4Ôî (Maneth., IV, 274). L’inspection de la fig. 6 justifie l’expression de Lucain : Cancri sidéra rnixta Leoni, que Scaliger {Prolegtj. p. 12) déclare inintelligible. On dirait aussi bien et mieux le Verseau mêlé au Capricorne (fig. 12).
2. 'O Aewv è'/e: s~l xapôta; àsTÉpa, BaatXisxov >,cyô[xsvov, 5v ol Xak-
ôxïoi vo|xt!^o'jcr'.v âp/£tv twv o’jpavtuv (Schol. Arat., v. 148, 1, p. 43 Buhie) — ôti ôoxoüaiv oî ~coî TÔv TÔTTOv ToÜTOv yevvo)|X£voi £/£tv TÔ yEvéÔX'.ov (Gemin.,
/sa, 7., 2). Sur les génitures royales et le Lion, voy. ci-après, ch. xii.