‹ L'astrologie grecqueChapitre 71 sur 360 · Manil., IV · texte numérisé non relu

Manil., IV

4. ’O'jpav'O'j oè XsovTOî ô-iaOioîw ~apà Tapaip (Nonnus, XXXVllI, 360).

5. Voy. Eralostlien. reliq., pp. 82-83. Suivant C. Robert [ihid., p. 247), la femme ailée, vêtue d’une robe rouge, tenant des épis dans la main gauche et montrant du haut d’un rocher (Parthénion) Télèphe enfant, que l’on voit sur une peinture d’Ilcrculanum, est la Vierge céleste. Cf. dans Martianus Capella (II, 174-177) la description d’une Vierge à la mode égyptienne, une Isis. Les astrologues eux-mêmes sont déroutés par la profusion des légendes. Ainsi, la Vierge est stérile (Manil., II, 238); mais, comme Démèter, elle est féconde, et Manilius écrit — si l’on s’en tient à la leçon de Scaliger : Ilinc fœcundiis eril, quod mirum in virgine, parlas (IV, 202). Suivant une explication naturaliste, la Vierge est à cette place, propter quod lus diebus terra exusta nihil pariai (Isid., Origg., III, 70). Mais l'Epi? et Ptolémée, qui range la Vierge parmi les

140 CIIAP. V. — LA HOUTE DES PLANÈTES Oü ZODIAQUE

coup de place dans Aralus el ses imitateurs ou commentateurs, parce qu’elle prêtait aux développements sur l’âge d’or et la méchanceté actuelle des hommes: celle d’Érigone fournissait les éléments d’un drame englobant la Vierge (Érigone), Arcturus (Icare) et Sirius (le chien d’Icare). Le recours à Démêler était motivé par le nom de l’Épi (^xàpç - Splca), l’étoile la plus brillante de la constellation.

Pour Manilius, la Vierge est Érigone. Il fait d’elle une sorte d’institutrice qui forme des gens éloquents, savants, des sténographes capables de suivre la parole avec la plume, mais poussant la timidité au point où elle devient un défaut. Il oublie pour le moment d’interpréter l’Épi que la Vierge tient de sa main gauche et qui doit avoir quelque rapport avec la moisson, comme une autre étoile du groupe, la Vendangeuse (llpoxpuYTjTrip - llpoxp'JYExo; - Vindeniiatrix - Provindeniia - Vindeiniior - Anteviudeniiaior] , avec la vendange et la légende bachique d’Érigone L

signes « humides » ? {Te/rab., IV, 8). Les astrologues ont aussi le mot pour rire. Ceux qui assimilaient la Vierge à la Fortune ne se contentaient pas de lui mettre un bandeau sur les yeux ; ils lui enlevaient la tête (ôià xal àKscsa'Xov aùx'hv ayTitj,aT£î;ouffiv. Eratoslh., p. 84 llobert). L'Épi mérite une place d'honneur dans l'histoire de l’astronomie. C’est en l'observant — il était presque sur l'équateur — que Ilipparque découvrit la précession des équinoxes.

1. Cette étoile, de médiocre éclat, avait servi, comme les Pléiades, de point de repère pour les saisons. Ptoléméo (‘hâasiç, § 9, ap. Waehsmuth, p. 209) s’excuse de ne plus employer ces vieilles marques.

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