CLASSIFICATION DF PTOLÉ.MÉE
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3“ Les signes dits « bicorporels » {oiiMixoï. - ùiformia), (jui, placés entre nn signe « solide » antécédent et nn signe « tropique » consécutif, participent à la nature de l’un et de l’autre. Cliaque saison, représentée par un quadrant de cercle, a ainsi un coniinencement tropiiiue, un milieu solide et une tin composite, où se fait sentir l’approche de la saison suivante.
A la façon dont Ptolémée justilie cette division, on voit bien qu’il l’a reçue toute faite ‘ et (ju’il s’ingénie à trouver des raisons plausibles. De (|uel signe ne pourrai t-on pas dire qu’il subit l'intluence de ses deux voisins? L’explication du terme a-cepsô; n’est pas moins laborieuse. Tout cela fait soupçonner une adaptation faite après coup, par des géomètres ([ui ont voulu forcer certains caractères des signes à se grouper en polygones réguliers. Les signes cardinaux obéissent d’eux-mêmes à la géométrie, n’étant tels que par position. Sur les huit signes restants, trois signes réellement bicorporels (H >-> )C) se trouvaient former les trois angles d’un carré; les astrologues appelèrent également bicorporel la Vierge, formant le (luatrième angle. Les quatre signes formant un troisième carré étaient à peu près « simples » par antithèse avec les précédents, y compris le Verseau, qu’on n'eùt pas manqué de dédoubler, si la géométrie l’avait exigé. En dernier lieu sont intervenus les raisonneurs, quiont prétendu trouver des raisons profondes aux fantaisies de leurs prédécesseurs'.
1. Plol., Tetrah., I, 12. Manilius la coiinait déjà, et avec les raisons alU^giiées par Ptolémée (et. 11, n‘i-l9(3, (itit-67(l). De même, S. Empiricus (p. Ü39) et fauteur des Philosophiimena (V, 2, 13), (jui ne paraissent pas avoir lu Ptolémée. Le Scoliaste (In Tetrab., pp. 28-29) dit (pic Ptolémée a ajouté à la division ordinaire (toÎ<; Xonroïi; -raT^atoTî) la distinction des xpo~ixâ et t sp i v â. Le reste n'est pas de lui. Les e.xplications du scoliaste n'expliquent rien. Il insiste sur ce (pi on appelle les ot3(i)[x.z, ojy oxt èv. ôûo Tioixâxojv u'jvésxTiXcv,
6x1 jxsxa^ùôùo ôptavÈaxt (p. 29). Le croira qui voudra. L'intluence est calculée d’après le sens oüicicl de ces épithètes : Sipna Ivopica pereprinis nationihus praetmnt et omniiio molibus et coiisiliis subinde varianlur alqxte permuLanlur . Bifonnia fieneracione rerum omnium repelilionem suinificant intérim dilationem. Solida veliementer et instanter e/ficiunt et ad e.vitum vel prospéra, vel adversa perducunt (Schol. vett. ad German., Il, p. 110 Hnhle). Ptolémée insère dans une proposition incidente une allusion au zodiaque lunaire (prenant pour point de départ un nœud de l’orbite lunaire) : llyz-zp yio xT,v xtüv xpoTîtxtov àp/T,v ÙTzb xoü tjsXTjViaxo’j xûxXo’j Aa;x6avouaiv sviot, 5;à xô xauxV xâ/iov xüv ôtAliov xpl-reccrOai, o'jxio x. x. X. (Tetrab., 1, 13j. L'allusion est obscure, et le scoliaste ne la comprend pas de cette façon : il pense que l'on prenait pour signe tropi([ue celui dans le(]ucl se trouvait la Lune : xô yàp Çwô'.ov ËvOx èïxlv T| sz'krpTi xpo-ixôv ônox'.Oéixsvoi (p. 30). .Au reste, peu importe, ces systèmes (chaldécns?) ayant été éliminés de l'astrologie grecque.
2. La règle géoniétri([ue — sur laquelle nous reviendrons plus loin à propos