‹ L'astrologie grecqueChapitre 82 sur 360 · CHAP. V. — LA ROUTE DES PLANÈTES OU ZODIAQUE · texte numérisé non relu

CHAP. V. — LA ROUTE DES PLANÈTES OU ZODIAQUE

C’est encore la géométrie qui, au mépris de la mythologie et des inventions plastiques, a décidé souverainement du sexe des signes. La règle est que les sexes alternent de signe en signe, à partir du premier, qui est masculin. Comme le voulait la doctrine pythagoricienne, les signes de nombre impair étaient masculins cl les signes de nombre pair féminins L C’est peut-être là la raison qui a fait substituer le Bélier au Cancer comme signe initial, car on ne pouvait attribuer le sexe masculin au Cancer sans l’enlever au Lion et l'attribuer par contre à la Vierge, ce qui evlt paru absurde même à des astrologues capables de transiger sur le sexe du Taureau L

L’astrologie grc(;que ne connaît donc dans le Zodiaque que le sexe géométri(|ue •* : maison pouvait applicpier la géométrie de plusieurs façons. A ce sexe de position lixe pouvait s associer ou se substituer un sexe de position accidentelle, variable avec cette position même. Par exemple, en prenant pour signe premier — et, par conséquent, masculin — le signe lioroscope, on obtenait une nouvelle répartition des sexes dans le Zodiaque Ou encore, puisque, d’après la théorie exposée plus haut, les astres se masculinisent en se desséchant dans le quadrant qui va de l’horizon oriental au méridien et dans le quadrant diamétralement opposé, il était logique de considérer comme masculins les signes momentanément compris dans ces deux quadrants (de nombre impair, l et 3), et comme féminins les autres ^

de l’aspect quadrat — est que les signes associés par le carré sont de même nature ; nam quarlinn quodqiie locavü | Ejusdem qeneris aiqniim naluva per orbem (Manil., 11, 654-65S) — /al auvatpsT’./üj; el-etv, osra ôti 6' 6iÉ(7tt,/3, Taüxa Tf,v ajTT,v Twv Çwôtojv cp’juiv È/ôs/Exai (Paul. Alex., fol. B l v). Les raisons alléguées par Manilius et Ptoléinée viennent peut-être de Posidonius.

1. L’auteur des Philosophumena pense que le sexe des nombres a été emprunté, au contraire, par les Pythagoriciens aux astrologues (V, 2, 13).

2. 11 y a une autre raison, tirée des àvaoopai (ci-après, chap. ix), c’est que les cardines du Zodiaque ne correspondent à ceux de l’équateur que quand les si<^nes équinoxiaux sont à l’horizon. La condition est réalisée avec le Bélier à l’horoscope. Sur la substitution du Bélier au Cancer, voy. ci-dessus, p. 129.

3. Pour les signes pris en bloc ; quant aux degrés, on leur attribua dans un même signe les deux sexes, irrégulièrement distribués et sans raison discutable (cf. Firmic., IV, 23 Kroll), ou attachés » à la qualité de pair ou d’impair.

-4. Ptolem., 7’e/ra6., I, 13.

5. Ptolem., ibid. Le scoliastc constate que ce n’est pas le seul point sur lequel il y ait des divergences d’opinion et de méthode : oû ;xdvov yàp £-1 xwv xpout/wv y.al àpc7£vi/wv iaxlv eêpEtv aXXouç aH-riv êx:tv£V0Tixôxa; TîpoaT.yopiav (p. 30). Cf. dans le Cad. Pnrisin. n» 2419 Omont, fol. 40 v, le chapitre ~£pl àpxcvt- ■zwv xal Ofi>vU/ü)V Çwôiwv xal àppEvouixÉvwv xal 6ïi>vyvo!i.£vwv xdnwv /ai àcjxépwv.

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