‹ L'astrologie grecqueChapitre 83 sur 360 · LE SEXE DES SIGNES · texte numérisé non relu

LE SEXE DES SIGNES

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l.e sexe aune importance énorme en astrologie, même dans le Zodiaque, à cause des sympathies et antipathies qu'il engendre non seulement entre les signes, mais encore et surtout entre les signes et les planètes. Ainsi, c'est une règle générale (jue le Soleil et les planètes masculines se montrent plus lavorables dans les signes masculins, la Lune et les planètes féminines dans les signes féminins *; toutes spéculations auxquelles n’avaient peut-être pas songé les astrologues orientaux, (lui ne disposaient que d’une planète féminine.

Nous avons vu comment, pour les planètes, les astrologues grecs, avec deux planètes féminines et une androgyne, avaient égalisé les deux sectes (atpîaîtç), solaire et lunaire, diurne et nocturne. Ils appliquèrent le même système, et cette fois sans dilUculté, aux signes du Zodiaque. Le sexe masculin étant associé à l’idée de chaleur sèche, et le sexe féminin à l'idée d'humidité froide “, il n’y avait (]u’à déclarer diurnes — c’est-à-dire, plus « joyeux », plus ellicaces durant le jour — les signes masculins, et les féminins nociurnes. C’est un système, le plus simj)le d(^ tous, dont Manilius a entendu parler -h II en préfère, ([uani à lui, un autre, des plus mystérieux, (|ui suppose déjà conniu! l’association des signes par trigones et qui aboutit à composer chaque clan, diurne et nocturne, de moitié signes masculins et moitié signes féminins C

Ces deux systèmes, purement arithmétitiiies ou géométriques, avaient l’inconvénient de heurter de front une idée simple, populaire : à savoir, que le jour et la nuit ne sont pas disséminés par douzièmes sur le cercle, mais emplissent chacun un hémisphère. Les Alexandrins qui firent parler Néchepso et Pétosiris purent invoquer la vieille tradition égyptienne, qui adjugeait une moitié

1. "ApuTTOv svl ^(.ôo'.GL Tîaptîva'. I ’'Ap723'. |j.èv XiTTiv’, SV OTAuTépOisi oè Mf,vT,v (.Manet 11., III, 365-366).

2. Même théorie en langage pythagoricien : f, jaspa jxèv yàp >cal vô^, w; st,?’. Iloastôwv’.oî, àp-ciou /ai -îsspnrToü suaiv s/ovai (Théo Sniyrn., p. 103 Ililler,. Seulement, comme la nuit précède le jour dans les cosmogonies, c’est elle qui devrait avoir le n« 1 (impair - -spiaaoî) et, par conséquent, le sexe masculin. C’est peut-être ce qui a dérouté les astrologues et les a décidés à abandonner la correspondance entre masculin et diurne, féminin et nocturne.

3. Sunt quibus esse diurna placet quae mascula s urqunt, \ Feminea in noctem lulis qaudere tenebris (Manil., II, 221-222).

■î. .Manil., Il, 211-217. Sur l'interprétation littérale de ce texte dillicile. voy. Scaliger, p. 119 ; .lacob, p. 5i. Les deux clans, formés de trois couples chacun, sont disposés en trigones. Seulement, chaque couple est composé de signes contigus et de sexe dilfércnt, ce qui est une hérésie astrologique.

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