Voy. ci-dessus, p. t,'i2, fig
4. Cognalu quadratis I Corpora censenlur signis, el arnica Irigonis (Manil., Il, 653). Sic quaecumque manenl quadralo condila lemplo \ Signa parem referunl numeris nul lempore sorlem, \ Ac veluli cognata manenl sub foedere lali (11,668-670. Cf. Il, 337-341). Les tétragones adfines signant (II, 671). Puis, Manilius cherche à restreindre raflinité aux cardines, lesquels sont sympathiques non pas pai’ce que, mais quoique associés en quadrat : quae quanquam — Sidéra quadrala efficiunt, non lege quadrati \ Censenlur. Minor est
ASPECT TÉTHAftONAL OU OUADRAT
nisme résultant du mélange des sexes. Aussi voit-on le carré, dans la théorie des XII lieux (ci-après, ch. ix), devenir une figure
nités, ce qui a fait disqualitier le carré. Ce n'est pas aux mathématiques pythagoriciennes qu'il faut s’en prendre. Le carré y a un assez beau rôle et ne se ressent nullement de l’infériorité des nombres pairs. Le scrupule ne vient pas non plus des Grecs, ou des Romains ou des Étrusques, la division en (piadrants étant chez eux le tracé normal du temple. Peut-être faut-il supposer ici quelque superstition chaldéenne, la même qui a, dit-on, empêché les astrologues orientaux de partager l’orbite lunaire en quadrants — hypothèse peu sôre et contrebattue elle-même par l’usage de la semaine, considérée comme quart du mois lunaire.
L’aspect hexagonal ou sextil, qui réunit tous les signes de même sexe, a les mômes propriétés que le trigone, mais à un
numeri quam cardinis usas (11, 674-675). Il oublie qu'il a ligue contre la Balance les trois autres le Bélier (II, 540. 556), le Capricorne et le
Cancer, Clielis quod ulntmque quadrahnn est (11, 555). Enfin, il constate que plenimque manent inhnica lerlia qiiaeque \ Leqe, in Ivansversum vulhi defi.ra maliqno (11, 572). Manéthon n’a pas de doctrine générale le tétragone est chez lui tantôt favorable, tantôt défavorable, suivant les planètes qui sont en rapports. Par e.xeniple, le Soleil en tétragone avec Mars, effet détestable (1,541); Jupiter avec Saturne, effet excellent (1, 546. 111, 254). Paul d'Alexandrie fait valoir l’identité de nature des signes en aspect quadrat (ci-dessus. p. 155, 2 .
des plus heureuses et les astres qui se regardent d’un car do à l’autre (suivant le quadrat ou le diamètre) acquérir une énergie particulière. Manilius, qui soutient tour à tour toutes les opinions, adjuge en fait au tétragone et lui refuse en théorie le caractère sympathique.
On ne voit même plus bien, en face de toutes ces alfi-
moindre degré C’est, en somme, une superfétation, que ne connaissent ni Géminus, ni Cicéron, ni Sextus Empirions, et dont certains astrologues, comme Manéthon, ont persisté à ne pas se servir. Ceux-là étaient peu touchés sans doute des perfections géométriques de l’hexagone, qui se décompose en six triangles équilatéraux et que la Providence a donné pour modèle aux abeilles construisant leurs cellules de cire ^
La théorie des aspects, la création la plus admirée de l'astrologie savante et la base de tous ses calculs, repose en dernière analyse sur les propriétés occultes adjugées aux nombres et aux figures par les Pythagoriciens, propriétés que ressassent ad nauseam tous les mystiques et tous les défenseurs de l’astrologie.
1. Debilia alternis data sunl comrnercia signis (Manil., Il, ;J58 sqq.). Hexagona hoc idem sunt quod Lrigona, nisi quod minoris poleslalis (Firuiic., Il, 22, 7). Ce quatrième aspect a pu être inventé pour parfaire le jet de sept rayons (fig. 22) que, d’après une théorie visée plus haut (p. 81, 3), lance chaque foyer céleste. Suivant Firmicus, l'he.xagone a plus de vertu quand, étant donné trois signes reliés par aspect se.viil (?), celui du milieu est un signe tropique ou bicorporcl : Sed hexagonu ilia sunl poliora quae hahent in medio Ivopica vel duplicia signa, inefficacia vero quae signis solidis dividunlur (11, 22, 8 Kroll).
2. La Terre étant le point central dn cercle : quanlum a terris alque aequore
si(jna recedunt \ Tantum bina patent (Manil., 1, 044-345). Le scoliaste d.Viatns (ad Phaenom., 541, I, p. 124-126 lîuhlc) remarque aussi cette propriété et ajoute : 'E^dywvdv saxi xoüto tô y.at ©'jj’.xwxaxov • yai yàp ai p.ÉXtsaat,
œûcTEt xai où >>ôyw, xàî xaxaxp-r.asi; xwv XTiptwv é^aywvo'j; -oioüai. L’unité de
sexe étant le caractère principal de l'hexagone astrologique (cf. Manil., Il, 379-384), c’est embrouiller les idées que de dire, comme Proclus (in Anal., \, 2, p. 168 Pitra), qu’il a oùaw àppsvdOT|Xov. 11 est masculin ou féminin, mais non pas l'un et l’autre à la fois.