‹ L'astrologie grecqueChapitre 95 sur 360 · Proclus in Anal, sacr., V, 2, p. 168 Pitra · texte numérisé non relu

Proclus in Anal, sacr., V, 2, p. 168 Pitra

3. Voy. Manil., II, 352-378. Ainsi, pour le trigone comparé au tétragone : Ilia [linea] magis vicina méat coeloque recedit, j El propius terras accedit visas eoriim, \ Aeraque infectum noslras demitlit ad auras (II, 3oo-337) — e.r recto certior ictus (II, 373). Manilius a sans doute mal compris une explication qui portait sur l’angle d’incidence du rayonnement allant d'un astre à l’autre. Mesuré par rapport à la « normale » ou rayon du cercle, l’angle sous lequel chaque signe reçoit le rayon de ses associés de droite et de gauche est de 30“ dans le trigone, de 43“ dans le tétragone, de 60“ dans l’hexagone. On trouve un écho de ces idées dans des scolies du moyen âge (Schol. vet. ad German., Prognost., II, p. MO Buhie) : Aspiciunt inter se stellae ex tertio [qumto?]

'ITi ClIAP. VI. — COMBINAISONS DES SICxNES DU ZODIAQUE

qu un défaut dans celle théorie balistique, c’est qu’elle est à côté de la question. Les « configurations » astrologiques n’expriment pas les rapports des astres avec la terre, mais les rapports des astres entre eux. L’auteur inconnu ù, qui Manilius emprunte son raisonnement n’avait sans doute pas commis cette méprise. Rectification laite, la susdite théorie rend assez bien compte non pas de laqualité — qui reste occulte — maisde l’intensité supposée du rayonnement échangé entre les astres dans les diverses figures.

Une explication plus simple, parce qu’elle est humaine et intelligible pour le vnlgaire, de l'énergie décroissante des ligures, du diamètre à l’hexagone, c’est que l’association devient plus lâche à mesure que les participants sont plus nombreux. Chacun d’eux, n’étant en rapport direct qu’avec ses deux voisins de droite et de gauche, devient indifl’érenl aux autres et pour les autres.

La droite et la gauche — une distinction bien humaine aussi — modifient dans chaque figure la valeur, c’est-à-dire laqualité des rapports. L’astre associé à un autre par la droite, c’est-à-dire placé à la droite de son associé, a une supériorité sur celui-ci, qui est à la gauche de l’autre. La droite des signes est du côté où les entraîne le mouvement diurne, la gauche, dans le sens rétrograde L

signa, qiiod dicitur Trigonum et hahent maxime confusionem [s’associent plus étroitement?] : item a quarto signa, qitod Tetragoninn et Centrum [à cause des ■f.i'/i^oi-cardines'] vocatur, et in alterutrum maxime praestant eff'ectum [à cause de l’énergie intrinsèque des cardines]. Item ex contrario, quod est septimum signum et Diametron vocatur, quae maxime adversum caetera [i'j dissident. Vel leviter aspiciunt, ut sextum [tertium?^ quod dicitur Hexagonon. Le scoliaste confond perpétuellement le nombre ordinal, qui indique la distance d’un sommet à l’autre, avec celui qui désigne le polygone lui-même.

t. Sed discrimen erit, dextra, an sint laeva. Sinistra | Quae subeunt; quae praecedunt, dextra esse feruntur. \ Dextera erit Tauro Capricornus, Virgo smistra (Manil., II, 284-286). La doctrine est la même, sous des expressions inverses, dans Firmicus, qui, se réglant sur l’ordre des degrés de longitude, définit : quod rétro fuerit dextrum, et sinistrum quod est ab ante (II, 22, 8 i. Scire etiam debemus quod sit dextrum trigonum, quod sinistrum. Dextrum trigonum est quod ab eo signa, a quo incipimus, rétro est, sinistrum vero quod ab ante ; utputa Arietis dextrum trigonum est Sagittarius, sinistrum vero Léo, etsimiti modo Leonis dextrum trigonum est Aries, sinistrum Sagittarius ; Sagittarii vero dextrum trigonum est Léo, sinistrum est Aries. Et de même dans les autres figures (II, 22, 4). Nous n’aurons que trop d’occasions de revenir sur la hiérarchie attachée à la droite et à la gauche et les problèmes qui s’y rattachent (voy. ci-après, ch. viii, l’àx'uvo6o>>ia et autres rapports modifiant la théorie plus complexe des aspects planétaires). En règle générale, l’aspect par la droite est plus favorable que l’autre : dans le tétragone, par exemple, il arrive que -il xavà tô Ssçtàv 'CîTpâywvov ■TTXî'jpà àê)va6'h; yivïTai, Tf,î xavà t6 £Ùwv’j;xov 7:},î'jpâ; x iv S u v s u o û s r, ; uâ>,>,ov, x. t. >,. (Paul. Alex., R 3 v).

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