‹ L'astrologie grecqueChapitre 98 sur 360 · COMIUNAISONS DES SIGNES DU ZODIAQUE ET DES PLANÈTES · texte numérisé non relu

COMIUNAISONS DES SIGNES DU ZODIAQUE ET DES PLANÈTES

Le Zodiaque, ne craignons pas de le répéter, doit toute son importance à ce lait qu’il marque la route des planètes [slellaé)^ et en particulier du Soleil. Ses constellations [sldera) remplissent même très imparfaitement le rôle d’étapes régulières, car elles sont inégales en grandeur, et elles s écartent de 1 écliptique, au Sud et au Nord, bien au-delà de la largeur sulüsante pour contenir les orbites des planètes connues des anciens. C’est donc par une sorte d’excroissance illégitime de la doctrine que l’astrologie en était venue à reconnaître aux signes (^woia), substitués aux constellations réelles, le caractère tranché, l’autonomie et la prépondérance abusive qu’ils affectent dans le poème de Manilius . Sans les planètes, les constellations zodiacales n’avaient aucun droit à un honneur qui fût allé aux plus brillantes, à celles que connaissaient le mieux les agriculteurs et les marins. Aussi 1 astrologie que l’on pourrait appeler zodiacale est destinée à s atrophier de plus en plus. Pour les docteurs de la science, les signes ne sont que des « douzièmes » (Swoexaxrj gôpia), et le Zodiaque lui-même, discrédité par la précession des équinoxes, remplacé par des graduations indépendantes (celles des « lieux » et des

1. On a déjà averti que les caractères propres des signes n'ont d’autonome que l’apparence. Le Cancer n’est brûlant que parce qu’ü héberge le soleil d’été, et le froid aqueux du Capricorne vient du solstice d’hiver. Ces propriétés relatives seraient interverties pour un habitant de l’hémisphère austral. Manilius se proposait de chanter aussi les planètes — adversos slellarnni noscei e cursus (1, Pi) — adverso lu clanlia sidéra mundo (1, 259, 809. Cf. 11, H9) contra nitenlia signa (I, 309), - mais il a ajourné sa tâche (V, 1-11), et il aurait dû faire quelques palinodies pour leur rendre la prééminence qui leui cou vient. Cependant, il sait que Ulcunque stellae seplem laedunlve juvanlve, \ ...Sic felix aut triste venit per singida fatum (111, 89-91).

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