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LES INSTRUMENTS DE LA PÉRIODE ALEXANDRINS

palestre et à poste fixe aussi : la plus ancienne, qui était la plus grande, avait subi un dérangement tel que souvent, dit Hipparque, la concavité s'est trouvée éclairée deux fois dans le même équinoxe : mais cela , pouvait tenir à la réfraction dont les effets étaient alors inconnus.

Ainsi, avant Hipparque il existait des armilles équatoriales, et non seulement à Alexandrie, mais encore dans les grandes villes qui rivalisaient avec elle au point de vue de la culture intellectuelle.

Quant à la manière dont était fixé ce cercle représentant réquateur, les avis sont partagés : Dante et Ricciolile montrent attaché à une muraille, tandis que les anciennes armilles de Rhodes, dont parle , Hipparque, devaient être iixées au pavé de la palestre, puisqu'il attribue leur dérangement à celui même de ce pavé. Souvent aussi, on parle de ce cercle représentant Téquateur comme porté par un autre cercle, représentant le méridien et qui même avait une division.

Enfin, il semble qu'il existait aussi des armilles équatoriales mobiles, c'est-à-dire simplement posées par l'intermédiaire d'un pied, et que Ton ajustait chaque fois pour les observations.

Quant aux dimensions de ces armilles, Ptolémée ne les donne pas ; mais Pappus, Proclus et d'autres commentateurs parlent d'une demi-coudée ou d'une coudée de diamètre.

Armilles solsticîales. — Ptolémée décrit ces an ailles à l'occasion de la mesure de la distance des tropiques (I, x; p. 46 de Halma,t. l), mais ne dit pas expressément qu'elles aient existé. C'est essentiellemcLl un cercle vertical gradué, placé dans le méridien et disposé de manière à donner les hauteurs; seulement, au lieu d'une alidade pour porter les pinnutes, celles-ci étaient fixées dans un cercle intérieur concentrique.

Lespinnules. dit Ptolémée, sont deux petits prismes égaux, parallèles entre eux. fixés, diamétralement opposés, sur Tune des faces du petit cercle, et on vise le Soleil en faisant tomber Tombre du prisme supérieur par le prisme inférieur, de manière à le couvrir. Deux aiguilles opposées, fixées aux prismespinnules, se déplaçaient sur la graduation du cercle extérieur et servaient aux lectures. Tout l'instrument était porté par une colonne, posée elle-même sur un socle; et pour l'installer on plaçait le cercle dans le vertical d'une méridienne au moyen d'un fil à plomb.

Comme on voit, ces armilles n'étaient autres que notre cercle mural, mais qui n'avait pas encore été rendu fixe.

Dioptres. — La dioptre est ordinairement une règle de visée ; mais sous ce nom générique on désigne aussi des instruments spéciaux qu'il importe beaucoup de distinguer.

On ne trouve pas de mention de la dioptre servant à la visée avant Dicéarque de Messine, disciple d'Aristote et géographe; Théon-de Smyrne dit que Dicéarque s'en servit pour mesurer la hauteur de certaines montagnes.

Euclide indique la dioptre pour vérifier que lorsqu'un point se lève, le point diamétralement opposé se couche, d'oii l'on peut inférer qu'elle était connue de Técole d'Eudoxe; mais on ne l'avait pas encore appliquée à un cercle gradué, car si Eudoxe avait pu mesurer les distances angulaires, il eût évité nombre d'erreurs dans la construction de sa sphère. A la vérité, il peut sembler extraordinaire qu'on ait songé si tard à repérer les mouvements d'une ligne de visée sur un cercle au moyen d'une dioptre, mais on peut indiquera cela deux raisons:

D'abord, les Grecs ne connaissaient pas la division du cercle en degrés. Les Chaldéens eux-mêmes n'avaient appliqué cette division qu'au zodiaque, et,

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