Il en attribue rinvention au P Grueabergcr
Longtemps on distingua entre la lunette et son pied à axe incliné qu'on appela machine parallatique on parallactique y soit parce qu'elle permet à la lunette de décrire un parallèle, soit parce qu'elle sert à observer les parallaxes horaires.
A Paris, Gassini I se servit de tout temps d'une machine de ce genre. Rœmer avait déjà placé la lunette à poste fixe sur son pied incliné, comme t*^ montre 'la figure 17, et cette disposition est seule .employée aujourd'hui, mais sous des formes variées, dont les principales sont la monture allemande et la monture anglaise.
De tout temps^ les machines parallactiques ont été munies de cercles dont Tun représente l'équateur et l'autre un cercle de déclinaison : ces cercles, ordinairement divisés, servaient à retrouver plus facilement les astres et parfois aussi à fixer la lunette.
Dans la suite, on voulut demander plus encore à ces cercles, savoir de grandes différences d'ascension droite et de déclinaison; et, à cet effet, on munit l'instrument de cercles de grandes dimensions et finement divisés : tels sont l'Equatorial de Gambey (1828) et même l'Equatorial de la Tour de rOuest (1858) de l'Observatoire de Paris; mais on n'est point parvenu, dans cette voie, à obtenir des résultats satisfaisants : les innombrables flexions que subissent la lunette et un des axes, dont la position est oblique et variable par rapport à la direction de la pesanteur, en sont la cause. Et aujourd'hui on ne demande aux équatoriaux que de petites différences d'ascension droite et surtout de déclinaison : pour celle-ci cette différence ne peut excéder le champ de la lunette.
La seule inclinaison de Taxe de rotation vers le pôle donne une énorme facilité dans l'emploi des lunettes, parce qu'on peut suivre et retrouver l'astre par un seul mouvement. On augmente encore cette facilité au moyen de mouvements lents produits par
des vis, qui permettent de mainteBir Tastre au milieu du champ.
Enfin, ce déplacement lent lui-même a été obtenu depuis automatiquement au moyen de mouvements d'horlogerie, de sorte que Tobservateur a les deux mains libres, pour faire les mesures au moyen des micromètres que Ton adapte habituellement aux équatoriaux.
Grâce à ces perfectionnements, on arrive à manœuvrer sans trop de peine les énormes lunettes que Ton construit aujourd'hui et dont les plus grandes ont jusqu'à 20 mètres de long.
Alors, les inconvénients viennent du déplacement rapide qui emporte l'oculaire et de la manœuvre de la coupole : divers moyens et, en particulier, l'emploi de l'électricité^ diminuent ces difficultés, que l'on évite aussi par l'emploi des équatoriaux coudés, etc., mais ces avantages, comme il arrive d'ordinaire, entraînent aussi des inconvénients.