SPHÈRES
Planètes.
Réaclives.
Total.
Saturne
Jupiter. .....
Mars
Mercure
Vénus
Le Soleil
La Lune
Le total est donc 55, comme l'indique Aristote. Mais il semble lui avoir échappé que ce nombre pouvait être un peu réduit, car la sphère II' de Saturne a le même mouvement que celle des fixes, c'est-à-dire que celui de la sphère I de Jupiter ; l'une d'elles pourrait donc être supprimée, et de même entre Jupiter et Mars, etc., soit une suppression de 6 au total, de sorte que le nombre pouvait se réduire à 49.
CHANGEMENTS APPORTÉS AU SYSTÈME D'ARiSTOTE
Nous savons peu de chose sur ces changements. Théophraste, Eudème, sont cités comme s'étant occupés du système des sphères homocentriques, et Simplicius dit qu'on fit bientôt à cette hypothèse, même du temps de Polémarque, une objection très grave, insurmontable même, tirée des variations d'éclat des planètes, principalement de Mars et de Vénus : de ces changements d'éclat il résulte, en effet, que les distances des planètes à Tobservateur changent considé-* rablement, ce qui est incompatible avec des sphères concentriques à la Terre.
Cependant Autolycus, qui vivait dans la seconde moitié du iv® siècle avant J.-C, essaya d'expliquer les variations d'éclat en conservant le système des sphères homocentriques, mais nous ignorons par quels moyens.
Dans la suite, Sosigène, quoique péripatéticien, paraît avoir contribué à détruire ce système, sans doute en s'appuyant sur la variabilité des diamètres du Soleil et de la Lune qu'il avait découverte. Puis, le succès des excentriques et des épicycles plans s'étant affirmé, les partisans des sphères imaginèrent, de leur côté, de petites sphères épicycles, encastrées dans les plus grandes ; malgré cela, le système des
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sphères fut abandonné peu à peu, jusqu'à ce qu'enfin il disparut complètement au xvi* siècle, avec Jérôme Fracastor et J.-B. Amiens, qui, suivant le titre même de Touvrage de ce dernier, essayèrent encore d'expliquer les mouvements célestes juxià principia Péri patetica^ sine eccentricis et epicyclis (1536).