BRAS
Les nombreuses mensurations effectuées par Broca, à l’aide du tropomètre, ont montré que l’angle de torsion de l’humérus est d'autant plus grand qu’on s'adresse à des animaux plus élevés dans la série. Les quelques chiffres qui suivent mettent le fait hors de doute :
REATPAISNNRS 0 > . 464 Magots.. . . . . .. . . 10633 NOCLES AR nus 0 HAN ATOUALER 2e 20 PETER 100 Gorriless, GMT AE Le AID yAtélest 0 SI. CSN MAN Chimpanzés... . . . . . , 12008 Maki54. 1... 92 DPAIBS Re - à 420°25 ! Roussette . . . . . , . . 96° Gibbons:041% 141.101. : 100442 Carnassiers.. . + . . . . 9490 Semnopithèques . . . . . 110°
Or il est intéressant de constater que, dans une même race, l'angle de torsion va en s'exagérant avec les siècles et en s’écartant davantage du type qui se trouve réalisé chezles singes. Par exem-
1. Le capitaine L. F. M. Schuke, gouverneur de divers districts hollandais dans l'archipel indien, dit que les hommes à queue sont bien connus dans ces régions. Il a eu lui-même l’occasion d'en voir un à Bornéo, en 1860.
2. Bulletin de la Société d'anthropologie (2), XI, p. 533, 1876.
5. R. Blanchard, La septième côle cervicale de l'homme. Revue scientifique 6 juin 1885. fique, p. 724,
ple, en évaluant cet angle sur des séries de Français ou de Parisiens d’époques diverses, Broca note les chiffres suivants :
Hrancais actuels CCE CL. . 0 -- - 16%
Parisiens anciens. Cimetière Saint-Marcel. . . . . . 461°59 — — Saint-Germain des Prés. 155°94
France. Epoque de la pierre polie.. . . . . . . . . 152252
Il devient donc évident que le type primitif est représenté par le minimum de torsion et que les individus de race blanche, par exemple, chez lesquels l’angle est notablement inférieur à 160, présentent une sorte de retour vers un état ancestral.
Chez bon nombre de singes, particulièrement chez les anthropoïdes, la cavité olécrâänienne de l’humérus est perforée. Cette perforation manque normalement chez l’homme, mais il n’est pourtant point rare de l’y rencontrer. Très fréquente chez les Boschimans et les Hottentots, elle est moins communément observée chez les nègres et devient plus rare encore dans la race blanche. À un autre point de vue, la fréquence de cette disposition simienneest manifestement en raison inverse du degré de développement et de civilisation qu’acquiert une même race. Sans parler des hommes de l’époque du renne, qui présentaient cette anomalie 30 fois sur 100, de ceux de l’époque des dolmens, qui la présentaient 24 fois sur 100, nous ferons remarquer simplement que les Parisiensdu quatrième au dixièmesiècle ne l'offraient plus que 5,9 fois sur 100 et ceux du moyen âge 4,1 fois sur 100. Ici encore, les races anciennes se rapp rochent davantage desanimaux que ne le font les races modernes.