‹ L'atavisme chez l'hommeChapitre 5 sur 32 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

». Loc. cil., p. 540.

6. Fr. S. Leuckart, Untersuchungen über das Zwischenkieferbein des Menschen und seiner normalen und abnormalen Métamorphose. Stüttgart, in-4, 1840.

ces auteurs a constaté le fait sur des fœtus de quatre et cinq mois el a considéré cette disposition tout exceptionnelle comme l'état normal de l’incisif en voie de développement.

Hamy‘ a noté aussi l'existence d’une suture entre les incisives interne et externe, et, d’après cet habile anatomiste, cette disposition ne serait pas très rare : elle s’est montrée des deux côtés 10 fois sur 200 crânes adultes, et 2 ou 3 fois seulement sur 40 crânes d’embryons, de fœtus et de jeunes enfants; on la rencontre enfin jusque chez les vieillards. Hamy montre encore que chacun des deux noyaux de l'os ineisif peut manquer ; les noyaux internes manquent plus rarement que les externes ; enfin, l’anomalie peut être unilatérale.

Plus récemment, Albrecht? a constaté la même disposition 9 fois sur 100, sur les crânes d'enfants des musées de Künigsberg et de Kiel; 1l l’a observée encore chez les mammifères, particulièrement chez les pinnipèdes et les singes (Cynocephalus leucophaeus).

Sur une voûte palatine ainsi constituée, de quelle manière se fera la gueule-de-loup? Il semble & priori que la fissure puisse siéger indifféremment entre l’incisif interne et l’incisif externe ou bien entre celui-ci et le maxillaire. Mais ce dernier cas ne semble pas avoir élé rencontré : la fissure siège toujours entre les deux os incisifs du même côté. Les deux incisifs internes sont unis l’un à l’autre ainsi qu'au vomer et forment, sur la ligne médiane et en avant, le boutoir dont nous parlions et auquel les chirurgiens donnent le nom de bourgeon; les deux incisifs externes sont unis chacun par une suture ou même plus ou moins fusionnés avec le maxillaire correspondant.

Il suffit de se reporter à la plupart des figures que donnent les ouvrages de chirurgie ou de tératologie; il suffit d'examiner les préparations que renferment les musées, pour se convaincre de la fréquence relative de cette disposition. Même dans les cas où la fusion est complète entre l’incisif interne et le maxillaire, il est toujours facile d'interpréter les faits, grâce au précieux point de

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