‹ L'atavisme chez l'hommeChapitre 8 sur 32 · QUEUE · texte numérisé non relu

QUEUE

Les ancêtres de l’homme possédaient-ils une queue ? Existe-t-1l, à l'heure actuelle, des peuplades pourvues d’un appendice de ce genre ?

Sans invoquer les cas tératologiques, sans passer en revue les races humaines les plus diverses, on peut et on doit rappeler tout d’abord que tous les hommes sans exception possèdent une queue. Celle-ci, comme l’a si bien démontré Broca*, est représentée chez

1. P. Broca, Études sur la constitution des vertèbres caudales chez les Primates sans

queue. Revue d'anthropologie, 1, 1872, — Mémoires d'anthropologie de P. Broca, II, p. 251, 1877.

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nous par les deux dernières vertèbres sacrées et par le coceyx. C'est donc tenir un compte insuffisant de l'anatomie comparée que de ne vouloir attribuer, avec His”, la signification de queue qu'à cette partie de la colonne vertébrale qui dépasse en arrière le niveau de l'anus.

L'anatomie normale de la région coccygienne de l'homme suffit du reste à démontrer que le coceyx est bien une véritable queue rudimentaire. Theile y a décrit des muscles qui représentent en miniature les muscles si développés de la queue des mammifères, et M. le professeur L. Testut à pu y retrouver, à des états de régression divers, tous les muscles qui s’observent chez ceux-ci.

La moelle épinière s’arrète au commencement du sacrum, mais elle se continue par le filum terminale, qui se prolonge tout le long de la face postérieure du coccyx. On peut donc, encore à ce point de vue, considérer le coccyx comme possédant un vestige de moelle ?.

Enfin, l'organe que Luschka à fait connaître chez l’homme à l’extrémilé du coccyx, organe qui est en connexion avec l'artère sacrée moyenne, a été retrouvé par divers observateurs, notamment par Krause et Meyer, sur la queue du chat aussi bien que sur celle du macaque.

Ces faits étant acquis, la question se transforme. IT s’agit désormais de rechercher si, dans des cas spéciaux, la queue rudimentaire dont nous sommes pourvus ne subirait pas un accroissement anormal qui pourrait la faire ressembler plus ou moins à celle des animaux.

Pendant le cours de son développement, l'embryon humain passe par une période durant laquelle il présente un appendice caudal qni ne diffère en rien de celui des embryons de mammifères ou de reptiles et qui s'étend en arrière bien au delà des jambes ‘rudimentaires. Ecker® a constaté chez un embryon hu-

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