‹ L'Athéisme du dix-neuvième siècle [electronic resource]Chapitre 25 sur 30 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

En effet, que les matérialistes ne se fassent pas illusion : malgré le hill d'indemnité du Sénat, les deux grandes questions sont restées debout, pressantes, grosses d'orages mais aussi d'espérances, et comptant parmi leurs défenseurs le clergé catholique, les ministres de tous les autres cultes reconnus, les philosophes théistes dont le nombre n'est certes pas petit, de grandes personnalités intellectuelles et des membres très-éminents de l'Université; de plus,' après avoir énergiquement et victorieusement repoussé les accusations que la malveillance faisait peser sur lui au sujet de l'hétérogénie et de notre consanguinité avec les grands singes, M. le Ministre de l'Instruction publique a fait connaître au Sénat qu'il avait mis à l'étude depuis longtemps la question de l'enseignement supérieur.

Il fa ut attacher aussi une grande importance aux nobles paroles adressées par l'Empereur à W de Bonnechose. archevêque de Rouen; elles ne peuvent laisser aucun doute sur les sympathies du chef de l'État en faveur des intérêts religieux et de la liberté de l'enseignement supérieur. L'amour de Dieu, celui de la patrie et de la famille, sont en effet connexes, comme je l'ai prouvé dans ce livre; et quoi qu'en ait dit le célèbre Helvétius, dans son écrit paradoxal de l'Esprit les athées ne sauraient faire de bons soldats.

' «Tous les liens de père et d'enfant (dit ce singulier philosophe) peuvent nuire à ceux de citoyen et produisent des vices sous l'apparence de vertus (qui aurait jamais cru cela?), de petites sociétés dont les intérêts, presque toujours opposés à l'intérêt public, éteindraient à la fia, dans les ûraes, toute espèce d'amour pour la patrie. On ne pourra soustraire les peuples à ces calamités, qu'en brisant entre les hommes tous les liens de parenté, et en déclarant les enfants citoyens de l'Étal. C'est le seul

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