‹ L'Athéisme du dix-neuvième siècle [electronic resource]Chapitre 26 sur 30 · POST-SCRIPTUM · texte numérisé non relu

POST-SCRIPTUM

Attendons-nous donc à voir surgir d'un instant à l'autre, cette fois-ci dans le sein du Corps législatif et par l'initiative de nos plus illustres députés, la question de la répression légale et indispensable de l'athéisme, celle de la liberté de l'enseignement supérieur, dont l'Université n'a d'ailleurs rien à craindre, parce que ses institutions ne sauraient perdre le moins du monde à la libre concurrence, et que la Vérité n'a jamais rien à redouter de sa sœur chérie, la Liberté. C'est par elle seule au contraire qu'elle a 'promptement raison des utopies, des systèmes antisociaux, et surtout des coteries qui rêvent l'asservissement de l'intelligence humaine et l'annihilation du hbre arbitre. Aux États-Unis d'Amérique, on est depuis plus d'un demisiècle parfaitement fixé sur ce point, et la lecture du document suivant, que j'extrais du voyage de La Fayette dans cette contrée, achèvera de le mettre en lumière aux yeux de mes lecteurs.

moyen d' étouffer les vices (ceci est le plus fort! ). D'ailleurs, toute

espèce de dépendance étant injuste, le fils ne dépend pas plus du père que celui-ci de sa progéniture. »

Voilà des idées qui peuvent être mises ea pratique avec succès au milieu des grands singes sans queue, mais auxquelles nous ne saurions répondre qu'en envoyant à Charenton ceux qui les émettent. Du reste, c'est à la famille qu'en veulent surtout les athées, parce qu'ils comprennent que, tant qu'on n'y touchera pas, leurs projets pervers resteront à l'état de lettre morte. La citation de ce simple passage du livre de l'Esprit, livre qui fourmille d'énormités ejusdem farina;, me paraît justifier à lui seul l'arrêt du parlement de Paris, en date du G février 1739, qui condamna cet ouvrage au feu.

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