‹ L'Athéisme du dix-neuvième siècle [microform]Chapitre 44 sur 54 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Un mot sur les cyclones. — Inflmité de rhomme en leur présence. — Pusillanimité assez habituelle des esprits forts. — Eugène Sue et son héros S%affU. — Histoire résumée du galvanisme. — Ses déceptions, ses mécomptes en médecine. — La doctrine électro-vitale ne peut nous donuer rexplication de la vie.

Loi providentielle de la mort. — Opinion de Montaigne et de Jean Sobieski à ce sujet. — De cette loi découlent les plus solides inductions sur l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme et l'avenir de Thomme. — Opinion de Ualler; de l'auteur de Citl et terre ; du savant Ozaneaux. — Paroles de Charlotte Corday après la sinistre toilette , et réflexions de Klause qui assista à son supplice. — Excentricité d'un philosophe matérialiste qui a professé que la mission de l'homme ici-bas était de fabriquer de Tengrais pour la terre. — Tous les grands génies de Thumanité s'attachèrent à bien mourir.

Marseille, novembre 1867.

Au moment où j'entame ce chapitre, mon esprit se reporte au désastre récent, à la submersion de Tile de Tortola, l'une des Caraïbes, où onze mille individus auraient été balayés, dit-on, comme de la poussière par un ouragan.

Que l'homme se sent infime, impuissant, misérable, lorsqu'il assiste à de telles catastrophes, ou qu'il s'efforce seulement par l'imagination de s'en faire autant que possible l'idée I ... Je n'ai jamais eu l'occasion, pendant le cours de mes voyages dans les pays tropicaux, de voir des cyclones; mais tous ceux qui m'en ont parlé de visu m'ont paru en avoir conservé une terrible impression, en dépit de l'action du temps, et ont insisté beaucoup sur la terreur instinctive profonde, sur le désespoir et les angoisses non-

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