LES CYCLONES
cette qualité, il la doit évidemment à sa lutte continuelle contre les éléments ; cette lutte si inégale et dans laquelle il succombe trop souvent, fait plus pour sa moralisation que tous les sermons possibles. Il m'a été donné trop souvent, au milieu de graves épidémies survenues au milieu de l'océan, d'observer les matelots à leur lit de mort; j'ai pu entendre leurs dernières paroles, leurs actes de foi, le souvenir suprême qu'ils adressaient à une épouse ou à une mère chéries, et j'affirme qu'ils ne me trouvèrent pas insensibles.
Mais je reviens au désastre, au cyclone, de Tîle de Tortola que je ne veux pas perdre de vue, et à propos duquel je dirai quelques mots de la doctrine électro-vitale, dont on a fait tant de bruit à diverses époques, et que quelques médecins ou physiologistes présentent encore de nos jours comme la seule qui puisse donner une explication satisfaisante des phénomènes delà vie.
Du reste, je ne dirai rien ici des applications de l'électricité ou de l'électro-magnétisme à la mécanique, à la physique, à la chimie, partant à l'industrie et aux arts; cette mention, si intéressante qu'elle puisse être, n'est pas de mon ressort, etje dois me borner à exprimer, en passant, toute mon admiration pour les divers procédés électriques qui ont été découverts dans ces derniers temps et dont le perfectionnement est loin d'être arrivé à son terme ; ce sont ces découvertes vraiment merveilleuses qui seules, dans l'avenir, pourront militer en faveur du xix® siècle et atténuer quelque peu la sévérité du jugement que portera sur lui la postérité, surprise, indignée de sa cynique démoralisation. Qu'il me soit permis du reste d'indiquer à mes lecteurs un ouvrage très-utile à consulter, celui de M. du