SÎ LES CYCLONES
de tous les phénomènes qu'on lui avait attribués; l'encéphale et la moelle épinière ne furent plus que l'appareil producteur du fluide galvanique qui, après avoir présidé aux actes intellectuels et moraux, était conduit par les nerfs dans toutes les parties du corps humain, et y portait le mouvement et le sentiment. Mais ces illusions ne tardèrent pas à s'évanouir, et l'expérience détruisit bientôt le prestige. Volta, FfaS". et d'autres physiciens, démontrèrent que le prétendu fluide galvanique ne difl'érait pas de celui dont Benjamin Franklin avait le premier découvert l'existence et les efi'ets, qu'il avait la même source que lui, et que , partant, les phénomènes qui se produisaient sous l'influence du galvanisme n'avaient rien en eux-mêmes qui pût les faire confondre avec ceux qui émanent de la vie ; enfin que, tout au plus, devait-on admettre que l'action du fluide électrique traversant l'organisme pouvait être modifiée ou accrue par les forces propres à ce dernier, ou par certaines dispositions matérielles, comme on le voit, par exemple, chez les torpilles, le gymnote électrique ou anguille de Surinam, le silure et le trichiure électriques, qui se distinguent des autres poissons par une peau nue, sans écailles et gluante ; par des organes particuHers d'une structure variée, trés-riches en nerfs, dans l'immense majorité des cas en rapport avec les téguments communs, et qu'on appelle électriques ou électro-moteurs, à cause de leur ressemblance avec une pile de Volta.
Dès les premiers moments de la découverte du galvanisme, on avait fondé aussi de grandes espérances sur son action thérapeutique. Rien ne devait lui résister: la folie, la paralysie, le cancer, la goutte, etc., en un mot toutes les