‹ L'athéismeChapitre 70 sur 87 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

« Et maintenant, toute métaphysique première étant mise de côté, les savants matérialistes se borneront à nous présenter, dans un langage volontiers imprécis^ le cosmos comme fait de parties élémentaires aussi pauvres que possible en propriétés intrinsèques, sur lesquelles agiront des forces mécaniques capables seulement de mouvoir les masses dans une direction et avec une vitessie déterminées ; les causes immédiates étant les mouvements antécédents et les causes générales se réduisant à l'ensemble des circonstances concomitantes. Tout phénomène sera à la fois nécessaire et fortuit : nécessaire, parce qu'il sera mécaniquement causé, jusque dans ses antécédents les plus lointains ; fortuit, parce qu'il ne sera pénétré d'aucune harmonie et qu'il ne témoignera d'aucune intention, même rudîmentaire. Tel sera le « matérialisme pratique » ou mécanique u antitéléologique », appelé ainsi parce qu'il soutient l'automatisme aveugle et irrationnel dis synthèses substantielles^ ».

Je souscris volontiers à tout ce passage de l'auteur, en faisant des réserves pour les endroits soulignés. D'abord, je trouve que M. Vignon est trop généreux en nous accordant des forces mécaniques capableSy etc. L'homme ne connatt pas de forces, mais seulement des effets de ces agents

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