‹ L'athéismeChapitre 77 sur 87 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

invoquait pourtant comme s'il en connaissait par lui-même les pouvoirs ; mais il renvoie explicitement le lecteur à son livre, connu de nous, sur le Déterminisme biologique^ où la volonté est supprimée radicalement ». J'interromps ici la citation pour m'accuser d'avoir, dans cet ouvrage, employé souvent en effet le mot volonté^ au lieu de spécifier qu'il s'agissait de la volonté libre des dualistes; je considérais — à tort, je l'avoue — la théorie de la conscience épiphénomène comme si merveilleusement claire que je ne croyais pas devoir insister sur les définitions comme je le fais ici ; je reviens maintenant à l'argumentation de M. Yignon :

« Et M. Le Dantec reniait si peu ses convictions matérialistes, au moment où il utilisait la volonté, que nous Tentendions annoncer en , même temps un ouvrage ultérieur où il s'efforçait d'expliquer mécaniquement les faits d'imitation dans leur ensemble, faits dont le mimétisme ne représente qu'un cas particulier. Cet ouvrage a paru : c'est V Unité dans Vétre vivant ^ déjà cité par nous. Le lecteur voudra bien se reporter au chapitre xi de ce livre et y constater combien peu M. Le Dantec a réussi à expliquer mécaniquement l'imitation. C'est le contraire qui est vrai ; car M. Le Dantec, laissant derechef la parole à l'observateur qui est en lui, fait usage, ici encore, d'un langage qui consacre nettement le rôle effectif des faits psychiques.... Si la doctrine mécaniste n'avait pas

été condamDée à moft depuis longtemps, elle ne se serait pas relevée des coups que lui porte ici le plus fervent de ses admirateurs ».

Je fais deux parts dans cette argumentation de M. Vignon : l'une, contre laquelle je m'inscris en faux, c'est que l'échec d'un essai tenté par un monîste pour expliquer, en langage moniste, un phénomène biologique, puisse porter atteinte à la solidité de la thèse moniste elle-même ; de ceci, je me suis suffisamment expliqué plus haut pour n'avoir pas besoin d'y revenir. Pour le reste, je suis tout à fait de l'avis de mon adversaire : je n'ai pas obtenu le résultat que je cherchais ; je voulais trouver, pour l'imitation, une formule mécanique, objective, analogue à celle que la Revue de Métaphysique me reprochait précédemment d'avoir établie pour l'instinct et Tintelligence, et je n'y ai pas réussi ; je m'en rends compte moi-même en relisant mon travail de 1900; il ne me procure aucune satisfaction; j'ai voulu faire un travail moniste, et j'ai produit un mauvais mémoire psychologique. Je continue à être hanté par cette question de l'imitation, et j'entrevois une lueur du côté des phénomènes généraux d'équilibre qui m'ont permis de m'orienterau milieu des phénomènes si mystérieux de la sérothérapie*, mais de ce que cette question n'est pas encore résolue, je n'en reste

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