‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 138 sur 269 · LA RETRAITE DE RUSSIE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE DE RUSSIE

la neige, qui s'attache sous leurs pieds en forme de pierres , quelque débris, une branche ou le corps de Tun de leurs compagnons, les fasse trébucher et tomber.

c Là, ils gémissent en vain ; bientôt la neige les couvre ; de légères éminences les font reconnaître : voilà leur sépulture ! La route est toute parsemée de ces ondulations comme un champ funéraire. Les plus intrépides ou les plus indifférents s^aflectent : ils passent rapidement en détournant leurs regards. Mais devant eux, autour d'eux, tout est neige ; leur vue se perd dans celte immense et triste uniformité, rimagination s'étonne : c'est comme un grand linceul dont la nature enveloppe l'armée! Les seuls objets qui s'en détachent, ce sont de sombres sapins, des arbres de tombeaux avec leur funèbre verdure, et la gigantesque immobilité de leurs noires tiges, et leur grande tristesse qui complète cet aspect désolé d'un deuil général, d'une nature sauvage et d'une armée mourante au milieu d'une nature morte. Tout, jusqu'à leurs armes naguère encore offensives, mais depuis seulement défensives, se tourna alors contre eux-mêmes. Elles parurent à leurs bras engourdis un poids insupportable; dans les cliutes fréquentes qu'ils faisaient, elles s'échappaient de leurs mains, elles se brisaient ou se perdaient dans la neige. S'ils se relevaient, c'était sans elles, car ils ne les jetèrent point : la faim et le froid les leur arrachèrent. Les doigts gelaient sur le fusil, qu'ils tenaient encore, et qui leur ôtait le mouvement nécessaire pour y entretenir un reste de chaleur et de vie. »

Un chirurgien-major de la grande armée, M. René Bourgeois, a décrit en ces termes les souffrances atroces causées par ces froids :

« Les chaussures des soldats, brûlées par les neiges, furent bientôt usées. On était obligé de s'entourer les pieds de chiffons, de morceaux de couvertures, de peaux d'animaux qu'on attachait avec des ficelles. Le froid gelait vite les parties atteintes. Ce qui rendait ses ravages encore plus funestes, c'est qu'en arrivant prt's des feux, on y plongeait imprudemment les parties refroidies qui, ayant perdu leur sensibilité, n'étaient plus susceptibles de ressentir l'impression de la chaleur qui les consumait. Bien loin d'éprouver le soulagement que l'on recherchait, l'action subite du feu donnait lieu à de vives douleurs et déterminait promptement la gangrène.

« Toutes les facultés étaient anéanties chez la plupart des soldats; la certitude de la mort les empêchait de faire aucun effort pour s'y soustraire. Un graad nombre étaient dans un véritable état de démence, le regard fixe, l'œil hagard; ils marchaient comme des automates, dans le plus profond silence. Les outrages, ï^-i coups même étaient incapables de les rappeler à eux-mêmes. Pour ne pas succomber, il ne fallait rien moins qu'un exercice continuel qui tînt constamment le corps dans un état d'effervescence et répartit la chaleur naturelle dans toutes les parties. Si, abattu par la fatigue, vous aviez le malheur de vous abandonner au sommeil, les forces vitales n'opposant plus qu'une faible résistance, l'équilibre s'établissait bientôt entre vous et les corps environnants, et il fallait bien peu de tenaps pour que, d'après l'acception rigoureuse du langage physique, votre sang se glaçât dans vos veines. Quand, affaissé sous le poids des privations antérieures, on ne pouvait surmonter le besoin du sommeil, alors la congélation s'étendait à tout le corps, et l'on passait, sans s'en apercevoir, de cet engourdissement léthargique à la mort....

c Les jeunes soldats qui venaient de rejoindre la grande armée, frappés tout à coup par l'action subite de ce froid, succombèrent bientôt à l'excès des souffrances. Ceux-ci ne périssaient ni d'épuisement ni d'inaction, et le froid seul les frappait de mort. On les voyait d'abord chanceler pendant quelques instants et marcher d'un pas mal affermi, comme des ivres. Il semblait que tout leur sang fût refoulé vers leur tète, tant ils avaient la figure rouge et gonflée. Bientôt ils étaient entièrement saisis et perdaient toutes leurs forces. Leurs membres étaient comme

paralysés; ne pouvant plus soutenir leurs bras, ils les abandonnaient à leur propre poids et les laissaient aller; leurs fusils s'échappaient alors de leurs mains, leurs jambes fléchissaient sous eux, et ils tombaient enfin, après s^ètre épuisés eo efforts impuissants.... Au moment où ils se sentaient défaillir, des larmes mouillaient leurs paupières, ils paraissaient avoir perdu entièrement le sens, et ils avaient un air étonné et hagard ; mais Tensemble de leur physionomie, la contraction forcée des muscles de la face témoignaient des cruelles douleurs qu'ils ressentaient. Les yeux étaient extrêmement rouges, et le sang, transsudant à travers les pores, s'égouttait par gouttes au dehors de la membrane qui recouvre le dedans des paupières. »

L'eau glacée dans laquelle durent plus d^une fois se plonger nombre de soldats pour effectuer le passage de torrents ou de rivières non congelés complètement, produisit des maladies particulières dont Tissue fut presque constamment mortelle. C'est ainsi que mourut, à Kœnisberg, à la fin de décembre, Tillustre général Eblé, qui avait sauvé les derniers débris de Tarmée au passage de laBérésina; des cent pontonniers qui, à sa voix, s'étaient plongés dans Teau pour construire les ponts, il en restait douze; des trois cents autres qui les secondèrent dans ce travail héroïque, il en restait un quart à peine....

Pendant que kbO 300 hommes mouraient ainsi. Napoléon revenait à Paris eo chaude voilure, et déclarait qu'il ne s'ét&it jamais si bien porté.

Mais oublions ces malheureux souvenirs, et continuons notre liste des hivers mémorables.

1819-1820. — Le froid fut extrêmement vif cet hiver dans toute PEurope, quoique ses rigueurs extrêmes n'aient pas duré longtemps. A Paris, on compta 47 jours de gelée, dont 19 consécutifs, du 30 décembre 1818 au 17 janvier 1819. Le minimum de la température fut, le 11 janvier, de — U^,3. La Seine fut entièrement prise du 12 au 19 janvier. La Saône, le Rhône, le Rhin, le Danube, la Garonne, la Tamise, les lagunes de Venise, le Sund furent congelés de manière qu'on put se promener sur la glace. Les plus basses températures observées en différentes villes sont les suivantes :

SaintrPétersbourg, le 18 janvier — 32*0

Berlin, le 10 janvier —24 4

Maêstricht, le 10 janvier. . • —19 3

Strasbourg, le 15 janvier — 18 8

Commercy (Meuse), le 12 janvier — 18 8

Marseille, le 12 janvier — 17 5

Metz, le 10 janvier — 16 3

Mons, le 11 et le 15 janvier — 15 6

Paris, le 11 janvier , —14 3

En France, la vivacité du froid fut annoncée par le passage sur le littoral du Pas-de-Calais d'un grand nombre d'oiseaux venant des régions les plus boréales, par des cygnes et des canards sauvages à plumages variés. Plusieurs voyageurs périrent de froid, notamment un cultivateur du Pas-de-Calais, près d'Arras; un garde forestier près de Nogent, dans la Haute-Marne ; une femme et un homme dans la Côte-d*Or ; deux voyageurs sur la route de Breuil, dans le département de la Meuse ; une femme et un enfant sur la route d'Étain à Verdun ; six individus dans l'arrondissement de Château-Salins (Meurthe) ; deux petits Savoyards sur la route de Clermont à Chalon-sur-Saône. Dans des expériences faites à l'école d*artillerie de Metz, le 10 janvier, pour essayer la résistance du fer à de basses températures, plusieurs soldats curent les mains ou les oreilles gelées.

^0, ^ Cet hiver a été le plus précoce et le plus long des hivers de la pre-

^ du dix-neuvième siècle ; sa continuité a été particulièrement funeste

dans les contrées méridionales. Ses rigueurs, sans être extrêmes,

toute l'Europe : un grand nombre de fleuves furent congelés, et

*npagné de désastreuses débâcles et de grandes inondations;

s et d'animaux périrent; les travaux des champs demeurèrent

iidus. Voici les principales températures observées :

Saint-Pétersbourg, le 19 décembre —32" 5

Mulhouse , le 3 février —28 1

Bàle, le 3 février —27 0

Nancy, le 3 février — 26 3

Épinal, le 3 février — 25 6

Aurillac, le 27 décembre —23 6

Strasbourg, le 3 février — 23 4

Berlin, le 23 décembre —21 0

Metz, le 31 janvier — 20 5

Pau, le 27 décembre —17. 5

Paris, le 17 janvier —17 2

En Suisse, Thiver fut excessif sur les points élevés. A Fribourg, on compta 118 jours de gelée, sur lesquels il y en eut 69 de consécutifs; le minimum fut de — 18^,5. Dans les plaines, à Yverdui^ entre autres, on éprouva un effet très-intense de rayonnement; le thermomètre descendit en quelques heures de 10® à 20*^. On vit aussi tomber cette neige dite polaire, à cristallisation peu serrée, particulière aux températures très-basses.

La longue congélation de la Seine et sa débâcle excitèrent au plus haut point rattention publique. La rivière demeura prise du 28 décembre au 26 janvier, c'està-dire durant 29 jours une première fois; puis, une seconde fois, du 5 au 10 février: Séjours en tout, c'est-à-dire aussi longtemps qu'en 1763; elle fut prise au Havre dès le 27 décembre , et le 18 janvier on établit à Rouen une foire sur la glace. Le 25 janvier, après six jours de dégel, les glaces venues de Corbeil et de Melun s'arrêtèrent au pont de Choisy et y formèrent une muraille de 5 mètres de hauteur.

18%0-1&41. <^ Il y eut dans cet hiver, à Paris, 59 jours de gelée dont 27 consécutifs. Les froids commencèrent le 5 décembre et durèrent, avec une interruption du 1« au 3 janvier, jusqu'au 10 de ce mois. Il y eut une reprise de la gelée du 30 janvier au 10 février. Le thermomètre marqua encore — 9^)2 le 3 février. Dès le 16 décembre, la Seine charria avec abondance, et l'une des arches du pont Royal fut obstruée; le soir du même jour, elle s'arrêta au pont d*Austerlitz, et elle fut prise du pont Marie jusqu'à Charenton ; le lendemain, elle fut gelée au pont Notre-Dame, et le 18 on la traversa entre Bercy et la Gare. En plusieurs endroits, les glaçons amoncelés n'avaient pas moins de 2 mètres d'épaisseur.

Le 15 décembre 1840 eut lieu à Paris l'entrée solennelle, par l'Arc de triomphe de rÉtoile, des cendres de l'empereur Napoléon, rapportées de Sainte-Hélène. Le thermomètre avait marqué ce jour-là, dans les lieux exposés au rayonnement nocturne, —W. Une multitude innombrable de personnes, les légions de la garde nationale de Paris et des communes voisines, des régiments nombreux stationnèrent depuis le matin jusqu'à deux heures de l'après^ midi dans les Champs- Elysées. Tout le monde souffrit cruellement du froid. Des gardes nationaux, des ouvriers crurent se réchauffer en buvant de l'eau -de- vie, et, saisis par le froid, périrent de congestion immédiate. D'autres individus furent victimes de leur curiosité : ayant envahi les arbres de l'avenue pour apercevoir le coup d'œil du

cortège, leurs exlrémités engourdies par la gelée ne purent les y maintenir; ils tombèrent des branches et se tuèrent.

Voici les plus basses températures observées en divers lieux pendant cet hiver :

Mont Saint-Bernard, le 22 janvier —23® 3

Genève, le 10 janvier — 17 8

Metz, le 17 décembre »15 3

Paris, le 17 décembre • —13 2

Paris, le 8 janvier. . . . > • — 13 1

1853-1854. — Cet hiver a offert les caractères d'un hiver rigoureux des régions tempérées de TEurope. Il s'étendit de novembre en mars, et amena des congélations nombreuses de rivières. Il y eut des froids intenses dans beaucoup de régions, et néanmoins son influence fut plutôt profitable que nuisible à Tagriculturc.

Voici les plus basses températures observées en différents lieux :

Clermont, le 26 décembre — 20®0

Châlons-sur-Marne , le 26 décembre —20 0

Lille, le 26 décembre ^18 0

Kehl, le 26 décembre — 17 6

Metz, le 27 décembre — 17 5

Bruxelles, le 26 décembre — 16 1

Lyon, le 30 décembre — 14 6

Paris, le 30 décembre •.......•• — 14 0

Bordeaux, le 30 décembre — 10 0

L'hiver de Tannée suivante, 1854-55, s'est également montré rigoureux, surtout dans la Russie méridionale, en Danemark, en Angleterre et en France. Il a été d'une longueur inaccoutumée. Les gelées ont commencé en octobre dans l'est de la France, et se sont prolongées jusqu'au 28 avril dans la même région. La Loire charrie le 17 janvier et s'arrête le 18. La Seine charrie le 19, mais n'a pas été arrêtée. Le Rhône charrie le 20 ; la Saône est arrêtée le même jour. Le Rhin est entièrement gelé à Manheim le 24, et on le traverse à pied.

Voici le tableau des plus basses températures obsen'ées :

Vendôme, le 20 janvier —18® 0

Clermont, le 21 janvier —17 0

Bruxelles, le 2 février — 16 7

Turin, le 24 janvier —16 5

Metz, le 29 janvier — 16 0

Strasbourg, le 29 janvier —16 0

Montpellier, le 21 janvier — 16 0

Lille, le 2 février —13 8

Paris, le 21 janvier — 11 3

Toulouse, le 20 janvier — 10 7

L'hiver de 1857-58 a offert le type d'un hiver d'une rigueur moyenne de la lone tempérée. La Seine a charrié à Paris le 5 janvier; le petit bras de la Cité a été couvert de glaces le 6. La Loire, le Cher, la Nièvre, le Rhône, la Saône, la Dordogne furent arrêtés en plusieurs endroits. Le Danube et les ports russes de la mer Noire furent gelés en janvier.

Les plus basses températures observées sont :

Le Puy, le 25 janvier, —14*4

Clermont, le 7 janvier —14 0

Bourg, le 29 janvier. . , » : — 12® 5

Vendôme, le 6 janvier —11 0

Lille, le 7 janvier — 10 0

Paris, le 7 janvier — 90

L'hiver de 186^-65 a été plus rigoureux. La Seine a été prise à Paris et on la passait au pont des Arts. Les extrêmes de température ont été :

Haparanda, le 7 février —33® k

Saint-Pétersbourg, le 9 février —28 8

Riga, le 4 février —26 8

Berne, le U février —15 0

Dunkerque, le 15 février — 12 0

Strasbourg, le 1 1 février —1 10

Enfin, Fhiver de 1870-71 sera également classé parmi les hivers froids, à cause de la grande intensité des froids de décembre et janvier, malgré la température toute prinlanière de février, et aussi à cause de Tinfluence fatale de ces froids sur la morlalité publique à la fin de Todieuse guerre qui vient de sévir. Le grand courant équatorial, qui souffie ordinairement jus(iu'en Norvège, s'est arrêté cette année au Portugal et à TEspagne; le vent dominant a été celui du nord. Le 5 décembre, on constate à Paris 6** au-dessous de zéro ; le 8, on constate —S** à Montpellier. Une seconde }.ériode de froid sévit du 22 décembre au 5 janvier ; à Paris, la Seine charrie et menace de se prendre entièrement; Ton observe — 12** le 24, — 16® à Montpellier le 31. Chacun sait qu'aux environs de Paris, plusieurs soldats en faction aux avant-postes, et un certain nombre de blessés ramassés quinze heures trop tard, ont élé gei.és. Du9au 15 janvier, une troisième période de froid montre, le 15,-8" à Paris, et — 13** à Montpellier. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est que le froid a été plus intense dans le Uiidi que dans le nord de la France. A Bruxelles, leaminima ont été —1 1*^,6 en décembre et de — 13^,2 en janvier. Il y a eu kO jours de gelée à Montpellier, 42 à Paris, kl à Bruxelles pour ces deux mois. Enfin, la moyenne de rhiver (décembre, janvier, février) est de 1**,83 à Paris, tandis que la moyenne générale est de 3**,26. Dans le nord de l'Europe, cet hiver a été également rigoureux, quoique le froid ait sévi à des dates différentes des précédentes. On a observé —22** à Copenhague le 12 février.

Dans les documents que M. Renou me communique pour la France je relève un minimum de —23® à Périgueux et de — 25** à Moulins! Dans les documents que M. Glaisher m'envoie de l'Observatoire de Greenwich, je vois qu'il considère également les mois de décembre 1870 et janvier 1871 comme ayant le caractère de rigueur des hivers mémorables.

Pour que la Seine gèle à Paris, il faut un froid d'environ 9 degrés, durant plusieurs jours de suite. Nous avons vu plus haut comment le fait se produit. Depuis le commencement du sircle, le Heuve a été pris entièrement onze fois : janvier 1803; décembre 1812; janvier 1820, 1821, 1823, 1829, 1830 et 1838; décembre 18(iO ; janvier 1854 et janvier 1865.

M. Renou a remarqué que les plus grands hivers paraissent revenir à peu près tous les quarante ans : 1 709-1 749 (moins rigoureux) — 1 789-1 830-1 870.

Voici les températures les plus basses observées en France depuis qu*on les étudie scientifiquement par le thermomètre. Elles

sont inscrites^ comme la liste précédente des températures les plus élevées^ en allant du nord au sud. J*ai relevé toutes celles qui ont atteint au moins 20 degrés de froid^ et je n'ai relevé que celles-là^ excepté pour Paris^ où il y a plusieurs comparaisons.

Lieux. Latitude.

Douai 50^22

Arras 50 17

Amiens 49 f>3

Saint-Quentin .... 49 50

Vervins 49 55

Montdidier 49 39

Rouen 49 26

Clermont(Oise)... 49 23

Les Mesneux 49 13

Metz 49 7

Montmorency 49 0

Châlons-sur-Marne 48 57

Goersdorff. 48 57

Paris.

Hagaeneau 48 48

L'Aigle 48 43

Nancy 48 42

îStrasbourg. 48 35N

Étampes 48 26

Mayenne 48 18

Troyes 48 18

SaintrDié 48 17

Épinal 48 10

Colmar 48 5

Neufbrissac 48 0

Orléans 47 54

Mulhouse 47 49

Beaugency 47 46

Tours 47 24

Dijon 47 19

Chinon 47 10

Bourges 47 5

Ponlarlier 46 54

Longitude.

Altitude.

Date.

28 janvier

30 décembre

27 février

28 janvier

31 décembre

29 janvier

30 décembre

19 janvier 31 janvier

janvier décembre

26 décembre

27 décembre 25 janvier 13 janvier

31 décembre

6 février

22 janvier

29 janvier

et30décemb.

20 janvier 17 janvier

décembre

30 décembre !«• février

3 février

31 décembre

3 février 31 décembre

décembre 31 décembre 31 décembre

3 février

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janvier

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janvier

31 décembre

14 décembre

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