DIVERSES ANALYSES DE L"AIR
d'humidité avant l'explosion, les déterminations faites ne comporteront aucune correction. Tel est le principe «Je la méthode,
Gay-Lussac «t Uumholdt trouvèrent en volume 21 pour 100 d'oxygène et 79 d'azote. Cette analyse a été reprise depuis par presque tous les chimistes, dans lehut d'étudier les modifications <]ue la vie des animaux et des végétaux peut apporter dans la composition de l'air, et de mieux connaître toutes les substances qui e'y trouvent mêlées.
l'Qe autre méthode a été imaginée par MM. Dumas et Boussingault. Elle permet de peser les quantités relatives d'oxygène et d'azote que contient l'air atmosphérique, ce qui donne des résul-
Fig. 23. — Appareil pour l'analyse
lats beaucoup plus exacts que la mesure des volumes, toujours très-petits, des gaz employés dans les autres méthodes. L'appareil dont on fait usage se compose : 1° d'un tube allant puiser l'air bore de la chambre où l'on opère; 2° d'un appareil à houles L de Liebig, contenant une dissolution concentrée de potasse caustique ; 3* d'un tube f, ayant la forme de plusieurs U et rempli de fragments de potasse caustique; 4° d'un second appareil à boules 0, contenant de l'acide sulfurique concentré; 5° d'un second tube l de même forme que le précédent, rempli de pierre ponce imbibée d'acide sulfurique concentré; G* d'un tube droit T, en verre réfractaire; ce lobe est rempli de tournure de cuivre et est déposé sur un fourneau long en tôle, de manière à pouvoir être chaufie dans toute ta longueur; il porte en outre à ses extrémités deux robinets r et f", qui permettent d'y faire le vide; T d'un ballon de verre B, de
10 à 15 litres de capacité, et dont le col est muni d'un robinet R. Cela posé, on fait le vide aussi complètement que possible dans le tube T ; on ferme les deux robinets r et r', puis on pèse ce tube ainsi vide d'air. On fait ensuite le vide dans le ballon B, que Ton pèse également.
On ajoute alors l'appareil dans Tordre où nous l'avons décrit, et l'on chauffe au rouge le tube T. Puis on ouvre successivement les robinets Vyi^ du tube etlerobinetR du ballon. L'air, entrant par le tube aspirateur de droite, traverse d'abord l'appareil à boules L et le tube /*, où il se dépouille de son acide carbonique; puis il passe dans le second appareil à boules 0 et dans le tube /, où il abandonne à l'acide sulfurique la totalité de sa vapeur d'eau. Ainsi débarrassé de son acide carbonique et de sa vapeur d'eau, l'air arrive dans le tube T, qui contient le cuivre chauffé au rouge; il abandonne alors son oxygène au métal, et.se précipite dans le ballon vide à l'état d'azote pur.
L'augmentation de poids que le tube a subie donne évidemment le poids de l'oxygène qui s'est fixé sur le cuivre; la différence entre le poids du ballon vide et le poids du ballon plein d'azote représente évidemment aussi Je poids de ce gaz. C'est au moyen de cette analyse, faite avec toutes les précautions convenables^ que MM. Dumas et Boussingault ont constaté que 1 00 parties d'air contiennent :
Oxypc'ne. 23 en poids: 20,8 en volume. Azolo, 77 — 79,2 —
La différence que l'on remarque entre le rapport des volumes et le rapport des poids tient à ce qu'à poids égal l'oxygène pèse un peu plus que l'azote.
Ainsi, voilà les deux éléments fondamentaux de la constitution chimi(iue de l'air. Mais il y a encore dans l'air d'autres éléments, en quantité beaucoup plus petite : tels sont d'abord l'acide carbonique, et la vapeur d'eau.
Leur quantité se détermine par l'appareil de M. Boussingault (fig. 2\). Un vase en tôle est rempli d'eau, et se vide par le robinet situé à sa partie inférieure. L'eau qui s'écoule est remplacée à mesure par de l'air provenant du dehors, mais qui ne peut arriver au réservoir qu'après avoir traversé six tubes recourbés. Les deux premiers tubes à traverser sont remplis de pierre ponce imbibée d'acide sulfurique, et l'air en les traversant y laisse son humidité. Les deux tubes du milieu sont remplis d'une dissolution concentrée