‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 214 sur 269 · FORMATION DE LA PLUIE. C · texte numérisé non relu

FORMATION DE LA PLUIE. C

correspondance des différentes directions du vent avec la quantité de pluie tombée. Le vent du S. 0.^ qui domine dans nos contrées^ est aussi le plus pluvieux^ parce qu*il entraîne avec lui les couches nuageuses formées sur l'Océan^ ces couches d*humidité pouvant d'ailleurs être même invisibles.

Ainsi^ nous pouvons nous représenter Fimmense évaporation qui s'accomplit journellement à la surface de TOcéan^ et voir clairement en eue Torigine des nuages et des pluies. Les vents alizés^ qui soufflent à la surface de la mer sous les tropiques^ emportent cette vapeur d'eau jusqu'aux calmes équatoriaux^ où ils s*élèvent^ atteignent les froides hauteurs et s*en retournent vers les contrées tempérées^ chargés d'humidité. En s'élevant à travers l'atmosphère des régions équatoriales ^ ils laissent se condenser une partie de leur vapeur, et comme ce fait arrive tous les jours, il y a là une zone constante de nuages et de pluies. C'est l'anneau de nuages {cloud^ring) des marins anglais, ou le pot au noir des marins français. Le même (ait se produit dans la planète Jupiter, dont on distingue si bien les bandes équatoriales d'ici , malgré les 200 millions de lieues qui nous en séparent.

Les nuages océaniques venus du S. et du S. G. sèment leur eau suivant leur marche, selon leur hauteur, leur température, les couches de nuages plus ou moins épaisses et plus ou moins froides qui les surplombent, selon les vents accidentels qui viennent les influencer, et selon le relief du sol qui modifie leur cours. Toutes choses égales d'ailleurs, la proportion des pluies décroît de Téquateur aux pôles, puisque j d'une part, l'évaporation se fait presque tout entière sur les chaudes latitudes, et que, d'autre part, la quantité de vapeur que l'air peut dissoudre augmente rapidegrosses ni assez abondantes pour pouvoir être remarquées sur le sol. Il nV vivait pas dans le ciel la moindre trace de nuages ni de vapeurs. Le vent soufflait avec ibrce du nord-nord-est.

M. Babinet a fait une observation analogue le 2 mai de la même année, vers neuf heures du soir, à Paris. Le ciel était Irès-pur, d^une teinte de bleu foncé, Pair calme, Thorizon dépourvu de vapeurs. La pluie fine, qui dura dix minutes, n^était pas assez abondante pour laisser des traces sur le sol.

Le 25 août 1865, M. Ragona, directeur de TObservatoire de Modène, constata une pluie analogue qui dura un quart d^heure, entre huit heures et demie et neuf heures du soir.

Humboldt cite plusieurs exemples du même genre. Kaemtz assure que, d'après ses propres observations le fait n'est pas très-rare, et arrive deux ou trois fois par an.

Cette pluie qui tombe d*un ciel serein est due, ou bien à des vapeurs qui secon* densent en eau sans passer par Tétat intermédiaire de vapeurs vésiculaires, ou bien à un transport de pluie par un vent puissant qui Ta prise à plusieurs lieues de distance. Dalton observa un jour un transport d'eau salée en Angleterre jusqu'à plus de vingt lieues de la mer.

LA PLUIE

ment avec le degré thermométrique. Ainsi^ par exemple^ il tombe plus de 2 mètres de hauteur de pluie par an à la Guyane^ à Pana* ma^ tandis quHl n'en tomhe pas 20 centimètres à ArkhangeL

Xetceff

Stats^Unis

ZSae Tropicale Pente Sad des Alpes I^tteîitrddmlfpes Sud^ h

' Seandûune

■«<»iiii»»i>»

Page 1