PHÉNOMÈNES OPTIQUES. S
droite horizontale passant par le centre apparent du Soleil, et finissant, par conséquent, rersTE., à 85 degrés environ au-dessous de cette même droite. Cette couroone, de ^ à 5 degrés d'épaisseur, était d'un blanc trës-brillant, à bords assez DeUement accusés, surtout à rextérieur (c'est souvent le contraire qui a lieu, la limite du bord extérieur est difficilement assignable). Elle n'était accompagnée d'aucune nuance irisée.
Le soleil, fort difficile à distinguer nettement alors et même à regarder, ne présentait plus qu^une forme indécise, une tache blanche elliptique irréguliëre, dont le grand axe était horizontal et très-allongé, ce qui annonçait une tendance à la formation d'un cercle parhélique. Le ciel, nébuleux dans le voisinage du soleil, était clair à Test, quoique légèrement voilé par des vapeurs blanchâtres et parsemé de cipi et de cirro-straU légers qui formaient lé fond général homogène, le substratiMi sur lequel se détachait le brillant météore. Mais à la partie supérieure occidentale, où la couronne était interrompue, se trouvait un segment obscur formé par un grand strato-nimbus, s'étendant trs-loin à l'O., surmonté de cumul! nombreux, de plus en plus déliés et vaporeux en allant vers le zénith.
On ne voyait pas de nuances irisées près des bords du halo ; toutefois l'entrecouronne, c'est-à-dire l'espace compris entre le halo et le Soleil, était d'une teinte particulière, généralement d'un bleu mat très-pâle, tirant sur le violet et le rou- (reâlre vers la couronne, nuances légères et fugitives.
Les deux particularités suivantes sont curieuses.
D'at)ord la couronne blanche, eu égard à une légère dégradation de teinte vers ^s bords (surtout vers le bord intérieur]^ avait plutôt l'aspect d'un anneau^ d'un tare, que celui d'une figure plane. De plus, dans les deux dernières minutes d'obserratiOD, ce tore a paru animé d'un faible mouvement d^enroulement sur lui-même de dedans en dehors. L'observateur était en chemin de fer. Ensuite, on voyait des prohngffnents de rayons blancs, ayant visiblement pour centre la position apparente (iu soleil, tous extérieurs à la couronne et formant autour d'elle une espèce de 9^«, très -prononcée dans la région supérieure du halo. Ces rayons divergents, larges à leur naissance comme le quart de l'épaisseur de la couronne, presque auàbi blancs qu'elle, laissant entre eux des intervalles à peu près égaux et deux ou trois fois plus grands que l'épaisseur de la couronne, s'allongeaient sur un fond vaporeux à teinte uniforme, jusqu'à une distance égale aux deux tiers du rayon de la couronne, et allaient en diminuant d'éclat et de largeur.
La journée du 30 a été relativement plus chaude (22 degrés) que la précédente et que la suivante. Pendant la nuit du 30 au 31 et dans la matinée du 31, il a plu assez abondamment, comme il arrive ordinairement après l'apparition d'un grand halo.
M. Decbarme a constaté à Angers que les halos et couronnes observés dans Tespace d'une année sont assez nombreux et peuvent être partagés en trois groupes, savoir :
1<* Grands halor, au rayon de ^6 degrés, dits halos extraordinaires, assez rares dans nos climats ;
2* Petits halos, au rayon de 22 à 23 degrés, bu halos ordinaires, fréquents dans nos contrées ;
y* Couronnes solaires ou lunaires, au rayon variable, ordinairement blanches ou peu irisées et dont les couleurs sont disposées en sens inverse de celles des halos, le rouge étant ici en dehors et le bleu en dedans.
Du 30 août 1866 au 30 août 1867, on a observé à Angers : deux grands halos au rayon de 46 degrés ; vingt-sept halos ordinaires au rayon de 23 degrés ; quatre couronnes solaires ou lunaires; en somme, trente-trois météores.
En général, il y en a donc plusieurs de visibles par mois. Ils annoncent souvent Is pluie : nous en reparlerons à ce point de vue au chapitre sur les Pronostics, dans la dernière partie de cet ouvrage, consacrée à la Prévision du Temps. Ici nous ne BOUS occupons que des manifestations de la Lumière, considérées en elles-mêmes.
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Panniles derniers halos remarquables que j'ai obserrés à Paris, j'ijoalenieclai du 3 norembre 1870, à 7 heures du soir, à 33 degrés autour de la Lune, pu os del calme et presque pur; et celui du 36 mars 1811, après une chaude joontte, élément autour de la Lune, et dans no ciel de cirrus orienUs remarquaUeiiMOI du sud au nord.
L'étude que doub venons de faire du phénomène général des halos nous amène à parler maintenant d'autres effets optiques dont l'explication se rapproche plus ou moins des précédentes.
Les colonnes de lumière blanche, les croix, les divers aspects lumineux qui se montrent parfois au lever et au coucher du soleil, sont dus à la réflexion de la lumière sur une nappe de crislaui d'eau glacée située dans les hauteurs de l'Atmosphère. Tout le monde sait que, lorsqu'on regarde l'image d'un luminaire (le soleil, la lune, un réverbère) se formant obliquement sur une nappe d'eau légèrement agitée, l'image s'étend beaucoup dans le sens de la verticale ; la mobilité de l'eau donne naissance à une multitude de petites laces planes, dont les normales se balancent sans cesse autour de la verticale, dans toutes les directioos possibles. C'est l'exacte reproduction de ce qui se passe dans la r^on du