‹ L'atmosphère [microform]Chapitre 76 sur 269 · PHENOMENES OPTIQUES · texte numérisé non relu

PHENOMENES OPTIQUES

nuage glacé; lea petites bases miroitantes de nos prismes, auxqudies nous avons attribué plus haut l'image réfléchie du soleil observée en ballon, s'inclinent sans cesse en des sens divers ; l'iau^e produite sera donc aussi très-allongée, et sa partie supérieure pourra, au lever ou au coucher du soleil, s'élever de plusieurs degrés au-dessus de l'horizoo.

Telle est l'origine de ces colonnes de lumière blanche que l'on Toit quelquefois se former au moment du coucher du soleil, et frandir à mesure que l'astre s'abaisse de plus en plus. Il est à

). — Phénomène atmosphérique dû à la réfleiion.

peine nécessaire d'ajouter que, lorsque le soleil est descendu audessous de l'horizon, la réflexion de sa lumière s'opère sur les bases inférieures des prismes, et non sur les supérieures.

Le 22 avril \ 847, avant le coucher du soleil, on a observé à Paris quatre colonnes lumineuses d'une étendue d'environ 15 degré:» chacune, donnant l'apparence d'une croix dont le soleil occupait le centre. Après le coucher du soleil, une des quatre colonnes, bien entendu la supérieure, persista encore quelque temps.

Leur base est quelquefois assez large pour leur donner des

formes bizarres. Ainsi, en 1816, mon ami regretté Coulvier-Gravier se trouvant près de Festieux, à 2 lieues de Laon, entendit les habitants de ce pays, qui regardaient le lever du soleil fon était au mois de septembre), trouver qu^au lieu d'une colonne le phénomène représentait tout à fait un tricorne (fig. 80). Ces braves gens ajoutaient niême à ce propos dans leur simplicité : « Vous voyez bien que Napoléon reviendra, puisque le soleil nous montre son chapeau. »

Lorsque le soleil est près de l'horizon, une portion du cercle vertical peut s'élever au-dessus de Fastre sous la forme d une colonne. Le 8 juin 1824, on vit des apparences de ce genre dans plusieurs parties de TAUemagne. A Dohna, près de Dresde, à 8 heures du soir, au moment où le soleil venait de disparaître der- • rière les montagnes, Lohrmann vit une bande lumineuse perpendiculaire à l'arc crépusculaire et semblable à la queue d'une comète; cette colonne avait 30 degrés de haut et 1 degré de large. 11 est plus rare de voir une bande au-dessous du soleil ou de la lune, plus rarement encore un arc horizontal passe par le soleil de manière que cet axe se trouve au milieu d'une croix. Roth a tu ce phénomène d'une manière très-nette le 2 janvier 1586 à Cassel. Avant que le soleil parût, une colonne lumineuse verticale, d'un diamètre égal à celui de l'astre, brillait à l'endroit où il devait se lever; elle ressemblait à une flamme brillante, seulement son éclat était uniforme dans toute sa hauteur. Bientôt on vit apparaître une image du soleil tellement brillante, qu'on la prit pour le soleil lui-même; à peine ce parhélie eut-il quitté Thorizon, que le soleil se leva immédiatement au-dessous suivi d'une répétition de la colonne supérieure. Cette colonne avec ses trois soleils resta toujours verticale ; les trois soleils étaient parfaitement semblables, seulement le véritable avaU plus d'éclat. Le phénomène dura environ une heure.

Si le soleil, au lieu d'être à l'horizon, est à quelques degrés audessus de son plan, la colonne lumineuse qui s'élève du pseudhélie, alors situé au-dessous de ce plan et par conséquent invisible, peut atteindre le centre de l'astre, sans le dépasser sensiblement. On a alors l'apparence d'une colonne lumineuse ascendante, qui semble supporter le disque solaire à sa partie supérieure : l'observation faite par Parry à l'île Melville le 8 mars 1820, celle faite par Sturm le 9 décembre 1G89, etc., en offrent des exemples.

Les lueurs verticales qui, passant par le centre de l'astre éclairant, 8 étendent symétriquement au-dessus et au-dessous de lui,

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