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PHÉNOMÈNES OPTIQUES. SH

Hiuis tenir à l'horizoo par leur base, et qui accompagnent l'astre pendant son cours apparent d'orient en occident, paraissent dues à la m? me cause. Il est facile de voir qu'elles sont engeûdrées par lerayons deux fois réfléchis sur les bases horizontales des prismes verticaux; plus généralement, elles sont dues à un nombre pair de réflexions successives. Elles ne se montrent jamais que pour des hauteurs inférieures à 25 degrés; elles sont aussi notahlemeat plus fréquentes autour de la lune qu'autour du soleil : ceci est causé, saas nul doute, par la vive clarté de ce dernier astre qui

la lune pur U diffraction.

masque toutes les lueurs avoisinantes. L'inverse a lieu pour les (-oloanes qui se montrent au moment du coucher, parce que le soleil étant alors sous l'horizon, le météore se projette sur un fond incomplètement éclairé et peut paraître dans tout son éclat.

La combinaison du cercle parhélique avec la strie verticale passant par le centre de l'astre, donne le phénomène des croix solaires ou lunaires, que l'on aperçoit souvent sans que le halo de 22 degrés soit visible. Il peut arriver que les bras de la croix soient sensiblement égaux, mais souvent aussi la longueur des branches

horizontales est plus considérable que celle des branches verticales.

Les colonnes verticales^ les croix lunaires ou solaires se voient surtout dans les contrées boréales^ pendant les longs hivers qui enveloppent ces régions de neiges et de frimas.

Aces effets doptique^ ajoutons^ en terminant ce chapitre^ les couronnes (fig. 81) qui apparaissent autour du soleil et de la lune lorsque Tair n*est pas pur^ et que des gouttelettes de vapeur vésiculaire ou des nuages légers viennent à passer devant ces astres.

Ces anneaux, que Ton observe fréquemment autour de la lune, et que dans le vulgaire on désigne improprement sous le nom d'arcs-en-ciel lunaires et de halos, ne sont que des couronnes, et ne doivent pas leur origine à la réfraction, mais bien à la diffraction ; ils ont le rouge en dehors et le violet en dedans comme le premier arc-en-ciel, et leurs couleurs sont inverses de celles des deux halos concentriques aux astres. Les diamètres des couronnes de même

couleur suivent la série des nombres 1, 2, 3, 4 ; le diamètre

du premier anneau semble agrandi. Ce diamètre, qui varie de 1 à 4 degrés, dépend d'ailleurs de celui des vésicules d*eau interposées entre l'astre éclairant et l'observateur. En général, il est bleu mêlé de blanc depuis l'astre jusqu'à une certaine distance ; puis vient un cercle rouge et ensuite d'autres cercles colorés, disposés comme dans les anneaux de Newton. Il est nécessaire, pour que lé phénomène ait lieu, qu'il y ait un certain nombre de globules de même diamètre, et même un beaucoup plus grand nombre de ce diamètre que de tout autre. Si les diamètres des sphérules des nuages étaient tous différents, la couronne ne se produirait pas.

On observe un effet absolument semblable lorsqu'on examine un objet lumineux à travers une lame de verre sur laquelle on a répandu du lycopode, ou bien à un degré moins marqué, lorsque avec l'haleine on a simplement recouvert cette lame d*une légère couche d'humidité.

Voici un autre phénomène singulier observé après le coucher du soleil, le 9 juillet 1 853, par M. Antoine d'Abbadie, à Urrugne. J'extrais du récit de l'observateur les points qui nous intéressent ici.

Le mardi 9 juillet, M. Goctse, astronome allemand, qui demeurait avec moi, me fit remarquer le phénomène insolite d'un grand nombre de points rouges dans H nuages et peu au-dessus de Thorizon naturel. Nous étions ici dans un cabinet à 3 mètres 50 au-dessus du sol et à une altitude de 42 mètres au-dessus Je rOcéan. Le ciel était entièrement couvert, mais une lueur vague éclairait rhorizon. Il était alors 8 heures 25 minutes de temps moyen. Ce qui était surtout remar-

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