BOLIDES, AEROLITHES, PIERRES QUI TOMBENT DU CIEL
Il n*est aucun de mes lecteurs qui, plus d'une fois, n'ait été surpris, au milieu du calme profond d'une belle nuit étoiléo, de voir une étoile détachée des cieux, glisser sur la voûte céleste et s'éteindre sans bruit. Peut-être quelques-uns de ceux qui liront cette page ont-ils eu le privilège beaucoup plus rare de voir non-seulement une étoile filante, mais un phénomène plus brillant d'un effet parfois très-émouvant : le passage d'un bolide enflammé traversant r^idement l'espace en répandant de tous côtés une étincelante lumière, globe de feu laissant une traînée lumineuse derrière lui et parfois éclatant par une explosion analogue à celle d'une fusée colossale, avec un tonnerre semblable à celui du canon. Peut-être aussi quelques-uns ont-ils pu, par un hasard plus heureux et plus rare encore, ramasser un fragment de l'explosion d'un bolide, une pièce tombée du ciel, un aérolithe, ou pierre descendue des hauteurs de l'Atmosphère.
Voilà trois faits distincts, et qui paraissent liés néanmoins entre eux par des rapports d'origine. Les progrès accomplis depuis quelques années dans l'étude particulière de ces météores nous invitent à les étudier nous-mêmes ici séparément, à nous occuper d'abord «les Étoiles filantes, puis des Bolides, enfin des Aérolithes comme troisième objet de ce chapitre spécial.
Le premier point à examiner dans l'étude des étoiles filantes, <^'est de mesurer la hauteur à laquelle elles se montrent. Deux