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LA CHALEUR

péralure. Cet appareil date de 1660. Pour que les tbermomèlrea fuBsent comparables entre eux, c'est-à-dire afin que dans les mêmes circonstances ils pussent donner les mêmes indications, les académiciens de Florence les firent tous conformes à un même étalon, autant du moins qu'il leur fut possible. Un physicien de Pavie, Charles Renaldi, proposa le premier, vers 1694, le moyen employé encore aujourd'hui pour avoir des thermomètres comparables. Ce moyen consiste à placer l'instrument successivement dans deux, conditions calorifiques invariables et faciles à reproduire : celles qui correspondent à la fusion de la glace et à l'ébullition de l'eau. Entre ces limites de la température, un même corps se dilate toujours de la même fraction de son volume. On marque généralement 0 de^é au point où le liquide du thermomètre s'arrête dans la glace fondante, et 1 00 degrés à l'endroit où i l reste stationnaire au sein de l'eau bouillante; ces deux .points étant marqués sur la tige, on a divisé leur intervalle en 100 parties égales, et les divisions ont été prolongées de part et d'autre. Newton ayant clairement démontré la fixité du point d'ébuUition de l'eau, le moyen employé par Renaldi pour rendre les thernaomètres comparables fut adopté par tous les physiciens. C'est le thermomètre cenligrode, le plus commode et le plus usité.

11 y a une trentaine d'années, Pouillet (de l'Institut) s'est livré à une série d'expérimentations ingénieuses et patientes pour déterminer la quantité de chaleur envoyée à la Terre par le Soleil, et la température de l'espace, — c'est-à-dire les deux éléments constitutifs de la température qui existe à la surface du globe.

Les appareils employés pour ces déterminations ont été le pijrkéliomètre et l'actimmètre. Celui-ci n'avant servi qu'à des recherches sur la température '''8- ^j'

, ■' . , ^ , , * , , Le thermonii'lio

du zénith, nous n avons pas a nous en occuper ici. ccniigraric.

Le pyrhéliomètre se compose essentiellemeat d'un mince vase d'argent A (ûg. 96) mesurant \ décimètre de diamètre et contenant 100 grammes d'eau. Sa face tournée au soleil est recouverte de noir de fumée. Un thermomètre est fixé au vase et enchâssé dans la monture de cuivre B. L'eau du vase étant à la température ambiante, on l'expose pendant cinq minutes au soleiL Pour constater que le vase plat est bien perpendiculaire

aux rayons Bolatres, on voit si son ombre tombe juste sur le disque inférieur C, de même diamètre. En comparant son échauffement à sa température antérieure et postérieure à son exposition, on trouve la quantité de chaleur reçue du soleil en une minute par chaque centimètre carré. Cette élévation de température l ^ 0,2624 calorie ' .

Pouillet s'est également servi d'un pyrhéliomètre à lentille.

En tenant compte des épaisseurs atmosphériques traversées par

Fig. 96. — U pjrhélioniùlro.

les rayons solaires , l'expérimentateur a trouvé que le pyrhétioraètre prendrait une élévation de 6°,72, si l'Atmosphère pouvait transmettre intégralement toute la chaleur solaire sans en rien

1. On appelle calorù l'unité adoptée dans l'ivaluation des ijuantités de chaleur, uomme on appelle gramme l'unité adoptée dans l'évaluation des poids. L'ne calorie, c'est la quantité de chaleur nécessaire pour élever d'un degré la tenipéraluK de 1 kilog. d'eau ; c'est auiisi la quantité do clialeur dégagée par 1 kilog. d'tvi. dont la température s'abaisse de 1 degré. — On appelle kilogrammètn i'un'Aà adoptée dans l'évaluation du travail des forces : c'est le travail nécessaire pour élever un poids d'un kilog. à la hauteur d'un mètre.

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