‹ L'attentat FieschiChapitre 2 sur 13 · I.K es jni.i.i-T IS3,S · texte numérisé non relu

I.K es jni.i.i-T IS3,S

AniiivtTsaire <ie la n'Vtiliitinn «le IKlO. — ('oiif.'i' dans les colloi^es. — l'u maître iIViihIps. — Knipressement vers la revue. — I.e lioiilevartl «lu Temple. — l,a foule. — I,a >rnrile iiatiuiiale. — Luuisi'hilippe. — Le corté(fe. — Le maréchal' Laltau. — L'explosion. — Ijl pai)ii|Ue. — Auprès du Jaril'm-Turc. — La maison niaudite. — M. Thiers. — KxasiMTation de la foule. — Le (rénéral Colbert. — liirartl. — Au collétre. — L'oeillet roujfe. — Desiilrralum.

Sous le g(»uv(M-ncmiMit de Loiiis-lMiilippo. il y avait Ions les ans rôjonissanct's pnl)li(|nos, IVn crai-lilicc t'I fcsInit'intMil f,'<''iu''ial, pnnr (L'h''l)irr r.iniii\i'r»aii'i' de la n''\ii|iiliuii de IS.'U). Ct'lail iinr hiiiiiif anhaitic, Inil iniiiaticiniiuMit atlcndni' par Ifs (■oll(''f,'it'ns. an iHmiliic (li'>(|ni'ls je me Ironvais, en IK.'^.'», pnm- |niij,'lfnip> l'iicurt', car imiis avions pitisicnrs Joiii-n de ninf;<''. Li* mi devait, ct'tlc annôc-là, passer, le '.'s juillet, nne grande ri'\ne lit* la garde nationale et de la garnison d«- Paris , inass/'cs dans le> (llianips-Klys('>(>s et snr les |ionle\anls iiitiM'ienrs, depuis la Madtdeine jtiM|irà l.i plaee lie l.i liaNlille. ('.oninic tuns les

LE 28 JUILLET 183o. 17

enfants, — je venais d'entrer dans ma treizième année, — j'étais fort amoureux de choses militaires, et il fut décidé que j'assisterais à la revue chez M. L..., conseiller à la cour de cassation, ami intime de ma famille, et qui habitait, rue de Vendôme, n° 10, une maison dont le jardin, bor-" dant le boulevard du Temple, s'ouvrait précisément en face du Girque-Olympique, que l'on appelait alors le théâtre de Franconi.

Le 28 juillet tombait un mardi; dès le matin, ma mère et moi nous étions montés dans un de ces grands fiacres à six étages de marchepied, qui, à cette époque, trottinaient dans Paris avec une lenteur désespérante, et nous prîmes notre chemin à travers les rues. Je regardais machinalement par la portière, et j'aperçus, place Gaillon, un certain M. 0..., qui était mon maître d'études au collège : c'était un assez vilain homme, de face verdâtre, toujoiu-s grelottant, invariablement vôtu, hiver comme été, d'un pantalon gris et d'un habit bleu. Nous ne l'aimions guère; il était dur et pédant; mais nous nous en moquions beaucoup, et sans générosité, parce qu'il était le fils d'une fruitière de la rue Saint-Jacques. Je dis : « Tiens ! voilà mon pion ! » Ma mère me demanda : «Où donc est-il? — Là, répondis-jc, il entre dans la rue du Port-Mahon, il a un (cillet rc.iige à la boutonnière. »

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