LE 28 JUILLET
Les rues étaient fort animées ; les gardes nationaux, tambours battants et en grande tenue d'été, c'est-îVdire avec le pantalon blanr, se rendaient aux emplacements qu'un ordic du jour avait minutieusement désignés. Tout le monde était en l'air, comme l'on dit. Les gens « endimanchés» se butaient vers les boulevards; le soleil, un vrai soleil de juillet, éclatait sur les maisons blanches. Nous reslAmes longtemps en route, arrêtés à cha- (jue pas i)ar les troupes qui passaient, nous détournant parfois pour obéir aux injtuictions d'un sergent de ville, et cahin-caha, marchant toujours à travers le dédale ^\c nielles (jui s'enchevêtraient alors entre le (|uailiei' de la ('haussée-d'Antin que nous (|uittions et celui du Marais où nous étions attendus, nous arrivArnes enfin. Je courus prendre mou poste d'observation dans le jardin (|n'une forte grille, ;\ barreaux très-espaces, séparait du boulevard. Kn face, on apercevait le Circjne, les Délas- .sements-(]omi(jues, les Frdies-Dramatiques, les funambules ri (|U('I(pu's basses masures (|ui servaient de cabaret.
La foule eucumbrait les contre-allées où s'élevaient abus de \ieux ormt's feuillus; la chaussée restait h peu près libre pour le mouvement des Iroupi's; beaucoup de personnes se dirigeaient ver* le Jnrdin-Turc ipii s'ouvrait h cent mètres de non"» environ, ver^ la droite, (l'était >in brouhaha