‹ L'atterrage de Jean Cabot au continent américain en 1497 [microforme]Chapitre 4 sur 7 · LL 7 IS · texte numérisé non relu

LL 7 IS

PRPOR TER Ad Are CES

‘e lauest ?

dent ?

, soit lande, la die une carac- », dethèse, vents nance mauâbord Rien TTAge le lat.

nnées thèse, région 1497, te an-

pour avec variaments étails ] traune avec

vire et idental rers le

deteranada,

Le

TT De

L'atterrage de Cabot au continent américain, 19

faveur. Un membre de la Société Royale du Canada alla jusqu'à déclarer en pleine académie, qu'à son sens, le Dr, Dawson avait «settled the long disputed question of Cabot's landfalb 1,

Malheureusement, avec les vagues données que nous possédons sur les courbes d'égale variation à l'époque dont il s'agit et le manque de renseignements précis sur les circonstances nautiques du voyage de Cabot, cette idée est absolument irréalisable, Il s'en est suivi sous lu plume de l'écrivain canadien de graves erreurs, qui infirment complétement ses prémisses autant que ses conelusions, et qu'à cause de la grande publicité dont elles ont été l'objet, le critique doit signaler.

Voici en quels termes le Dr, Dawson pose la question:

«lf Columbus on à direct western course dropped two hundred and forty miles from Gomara, his point of departure to his landfall in the Antilles, in 1492, with a variation of one point west, it is altogether probable that John Cabot, with a variation of a point and a half would have dropped, in 1497, 360 miles to the south on his western course across the Atlantic; and again, if John Cabot laid his course to the west by compass from latitude 58° north the variation, so much greater than that observed by Columbus, would have carried him ciear of Cape Race and to the next probable landfall, Cape Breton» ?,

I est tout à fait inexact de dire qu'un écart donné produit sur une route d’une longueur donnée, par une varialion marnétique déterminée, est, avee un autre écart, sur une route d'une longueur différente, dans le même rapport que les variations magnétiques différentes qui affectent ces routes. L'erreur initiale et absolue dans la thèse du Dr. Dawson est évidemment d'avoir raisonné comme si la route de Cabot et celle de Colomb avaient été de même

1. Dr. Harvey; op. cit, Sect. 11, 1896, p. 3 du tirage à part.

2, «Si Colomb naviguant droit à l'Ouest a éprouvé un écart de 240 milles depuis La Gomera, qui fut son point de départ, jusqu'à son atterrage dans les Antilles en 1492, avec une variation de un quart O, il est tout-à-fait probable qu'avec une variation de un quart !/, Cabot aurait éprouvé un écart en 1497 de 360 milles vers le Sud dans son trajet à l'Ouest en traversant l’Atlantique.

Si Cabot se dirigeant à l'Ouest d’après sa boussole, en partant de la latitude de 530 N, la variation (bien plus grande que celle éprouvée par Colomb) J'aurait porté à doubler le Cap Race, et serait venu atterrir au Cap Breton, point d’atterrage probablement le plus proche». loc. cit,

2() Henry Harrisse,

longueur, Si tel avait été le cas, le Dr, Dawson aurait eu approximativement raison de dire que l'écart linéaire (240 milles) de la route de Colomb est à l'écart linéaire de la route de Cabot comme l'écart angulaire de Colomb (4° 21”) est à l'égard angulaire (6° 81, 30”) de Cabot, et que, par suite, l'écart linéaire de Cabot est à peu près de 860 milles, Il est aussi loisible, par suite de la petitesse des angles d'écart (4 21° et 6° 81”, 80”) de considérer les écarts linéaires comme proportionnels aux angles d'écart (4° 21’ et 6° 81"), au lieu de les considérer comme proportionnels aux tangentes de ces angles, ainsi qu'on serait obligé de le faire pour des angles plus grands,

Mais la route de Cabot, au lieu d'être de 8150 milles, comme celle de Colomb, n'étant que de 1600 milles, son écart linéaire est beaucoup plus petit que l'écart lintaire de 360 milles, attribué par le Dr. Dawson à la route de Cabot. L'écart est environ de la moitié. C'est ce que nous démontrerons, avec les conséquences qui en résultent mathématiquement, dans les pages qui suivent.

Entrons maintenant dans le cœur de la question:

D'abord, la loi du mouvement séculaire des courbes d'égale variation sur la surface du globe est encore trop peu connue pour qu'il soit possible de déduire, avec quelque probabilité d'exactitude, les variations qui influèrent sur la route de Cabot par 53° de latitude nord de celles rencontrées par Colomb entre 35° et 25° de latitude septentrionale.

Rien ne prouve que les variations rencontrées par Cabot n'aient pas été de beaucoup inférieures à un quart !/; Ouest, ou qu'elles n'aient pas été nulles, où même vers l'Est.

D'ailleurs, si les variations rencontrées par Colomb ont été déterminées avec une certaine approximation par des déductions très rationnelles tirées du journal de Colomb lui-méme!, rien de semblable n'existe pour la route de Cabot.

Le Dr. Dawson n'est done pas fondé à dire que «si la variation éprouvée par Colomb fat d'un quart, celle rencontrée par Cabot à dû être de un quart et demi», et on ne peut déduire cette dernière valeur d'aucun fait.

Même en admettant que Cabot ait rencontré une variation de un quart et demi, il n’est pas non plus exact d'en conclure que si, avec une variation d’un quart l'écart de la route de Co-

1. Methods and results, appendice No. 19, dans le Rapport de 1880 par Charles A. Schott; publication de la United States Coast and Geodetic Survey; Washington, 1884, in 40.

Page 1