‹ L'Atticisme de LucienChapitre 17 sur 20 · CHAPITRE VE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VE

. Il convient sans doute, avant d'aborder l’étude du style proprement dit, d'examiner rapidement l'usage que Lucien a fait de ces figures qui par essence se rattachent assez étroitement à la syntaxe; ce sera comme une transition naturelle entre les considérations purement grammalicales auxquelles nous nous sommes borné jusqu'ici, et l'analyse du style qui doit en être la conclusion.

Et tout d’abord, le nominatif absolu, qu'un grammairien ‘ qualifie de gyñua Artrixdv obvndes Æevopovre nai IAatww, est l'extension de cette anacoluthe si chère à Platon :

avast. ....... £0oËé puce,

et si fréquente dans le langage parlé, où le sujet logique, le nom sur lequel l'attention est portée, n'est pas forcément le sujet grammatical du verbe. On connaît chez les Altiques l'usage des participes ££ov, déov, évov : Lucien dit :

Ô paévtot Tlptéog Tounv év Aaubaye yevomevos, yo iv TAphELY Ty TO, À dE"...

1 Lesbonax. — ? Dial. D. 23, 2.

La présence de ué et de 3€ empêche de prendre éyà rapñew pour une parenthèse.

étre drpoës rivas mompobs à oivos oéésas ri dun eîre dAdo re mhéov side à fous à Tébapis.… cuvéBouheuosv ‘.

mapa to Ayalonde diérptBev, dvahcyiGôpever "…

perà d'obv...poÿ moès Tù npécunov dvantücas, éravnev *.…

Voici enfin une construction très libre et qui semble tout au moins contenir un nominatif absolu :

dXX& où 6 “EAlavodixng éféko eidévar 6 1 xai npéëes “. On attendrait plutôt une prolepse : &AXG ae to.

La répétition, assez fréquente, est double, triple, quadruple et même quintuple :

nôcat xoÂdoeg taire; nca Tpaipata ; nôgot Gdvarot ; méga tuoawvoxtoviat ; nécat dupeai* ;

Notons que le Tyrannicide est une déclamation d'école; on y rencontre mème une répétition qui serait deux fois quadruple sans la substitution arbilraire de pu à oùx*. C’est, parmi les procédés clussés de la rhétorique, l’un des plus simples.

L'allitération est blâmée commeune machine usée, au moins quand elle ne signifie rien :

« Notre père, par qui nous fûmes engendrés. » En parlant d’un mauvais historien, vide et vain,

Lucien raconte que « déjà ila bâti en Mésopotamie une

1 Sc. 2. — ? To. KA et 47. — * Mén. 7. — 4 Herm. 42. — © Tyr. 92. — « Tyr. 8.

ville très grande par la grandeur, et très belle par la beauté :

roy nôn à tn Mesonotapia œuude peyéder Te pryiornv xœi xah AE XGA ÀIGTAV . D

Or lui-même, dans la description si cherchée de la Salle, s’écrie : |

oixov QE Tis id payées éyioToy xai xAXREL xd AAGTOY 4 TT puti patdpoTatoy *. |

Ailleurs,

û Q 10. 1h , , , 3 loner& pueyédet te péyiota nai nhibe raprokkx ee oxos über te bnhdtatos xai puti paidpotatos .

En usant de pareilles formules, on croyait prendre le plus pur du style. d'Hérodote. Mais il y a d’autres formes d’allitération ; cette figure peut être produite par la similitude des sons (rapñyüots), el non pas seulement par celle de la racine des mots. On a souvent parlé dans l'ancienne Grèce des deux fléaux homos el Amos : Eschine, plaidant contre Démosthène, cite un passage d’Hésiode ainsi conçu; un oracle, au temps de Périclès, avait menacé les Athéniens de l’une des deux choses, et c'était l’autre .qui les frappait‘. Lucien dit à son tour :

joÙte Autos oùte Aomdc eloerciv sis Thv oixiav adtoïc ‘, et ailleurs, xoivés et xarvoc *, Gaüpa et Géaua". L’allitération par étymologie est raillée à son tour : duabouhsetar eîte Nexaiav œùThv and Tüs Nixns xp

ovoabecbat ”,

1 Man. H. 31. —? Salle, 1. — 3 Dips. 3. — * Hipp. 5. — S Thuc. 2, 54. — 6 K.18. — 7 Hipp. 8. — * Portr.9. — * Man. H. 31.

et toutefois Parrhésiadès, c’est-à-dire Lucien lui-même, blâme en ces termes la vénalité d’un stoïcien disciple de Chrysippe :

dure xpusiov, oluat, mpocñv Tà ivopart ‘3

naturellement dans la réponse à celui qui le traitait de Prométhée, il est question de Ilpounbeia ?, Les autres recherches du même genre, redoublements de négations, additions à des adjectifs d’adverbes de même - origine :

xaxoï xaxGg dnokoüvrat *,

juxtaposition du simple et du composé, sont en très petit nombre.

Les antithèses sont rares dans les écrits qui n'ont pas un caractère sophistique ou scolaire comme le Déshérité, le Tyrannicide, etc. :

39 oùx dvaytro azur rpès Toy nenadevuéyov nv Etoy, GX 'épradipue tuvi eyiote Gedrpo épacbardro RG... onapartépevo *.

C’est presque toujours, comme ici, un membre de phrase positif succédant à la négation d'une proposition de sens contraire.

Les concetli sont tout à fait exceptionnels :

dure ce oùx elov téunatäbar GAAéxota, xai dvéAmiott . Enibovra *.

ddapa oùy cot rà dâpa nai dvévara *.

1 Péch. 51. —? Tu P. A. —31I. 33. —+ Alx. 2. — 5 Herm. 51. — Sal. 38.

L'épiphonème, assez fréquent :

OÙT& oapñ TAVTA nv’,

est une figure que l’on ne songe guère à remarquer, tant Lucien en a fait un usage prudent et naturel.

Les figures de pensée appellent des observations du même genre : l'interrogation artificielle est multipliée dans les écrits de toute espèce; mais Lucien s’est rarement interrogé lui-même :

xaitot Ti OM * ;

noès JA ti rat Epnv';

XGITOL TÉ TAÜTE ENEU * 3

Haitot ti Tadta Ànp® * ;

nods dn Ti Taùt’ Epnv'; et n’a guère usé de l'apostrophe aux dieux ou aux choses, ni de l’exclamation : |

& räte (le père est absent) ”, © Got”, ola nérovôa Ünd toù xataodtou Eévou”,

ni de la prosopopée, dont lesexemples, il est vrai, sont singuliers :

ri oainv &v, el de n YAGTTE AdrxmuaTos Duwkot, ...AéyoUsa

il s’agit de la langue d'un xivaidos :

“Eopñc. ‘H Kiivn xai 6 Avyvos à Msyanévous nupéato ‘.

1 Songe, 5. — ? M. Rh. 11.— 5 Hipp. 2. — % Deuil, 184. — Ps. 19. — Pr.15. — 7 Désh. 31-32. —* D. Cal. 26. — * Dial. Mar. 2. 1 — 40 Ps. 25. —11 Trav. 27. Peut-être faut-il lire napéorwv ?

LE STYLE DE LUCIEN 211 Suivent les dépositions du Lit et de la Lampe.

dvdpeg toivuv Jtxatai, gnoiv © Adyos', elc.

Nous retrouvons dans les écrits de Lucien le plus grand nombre des formules de serment ou simplement d’affirmation alors usitées : toul l'Olympe est invoqué, soit en masse :

npès Oedv, pa tobs Geoûs, soit par groupes :

où pa toy Ihcurova xui Pepospômy , pos Iavdmpou ai lever} }iduy 4ai Ku6n6ng”,

soit dans la personne de son chef : vn Aix, vn roy Aix, mpès to Atèç, Là Aix, où ju Aix, où pa toy Aix, mpès ®uiov ; soit enfin dans la personne des autres dieux : Poséidon, Pluton, Cerbère, Hermès, Athènat, Arès Eoyalios, Hestia, les Dioscures, Aphroditef, les Grâces, Adonis, Isis", Tisiphone, les Parques, Thémis, Endymion, la Nuit, le Ciel, Héraklès. Tous ces noms sont au génilif avec roée, ou à l'accusatif avec vw ou pu, et précédés ordinairement de l’article.

On n'a relevé que 3 exemples en tout de prétérition, et 2 d’objections oratoires ; l’ironie, qui règne dans tous les ouvrages de Lucien, qui est presque l'unique procédé de démonstration qu'il connaisse, douce, amère, aigre même, suivant les cas, et qui est surtout dans les mots, tandis que selle de Socrate était surtout dans les choses”, l'ironie en tant que figure se rencontre surtout dans le Parasite et le Maître de Rhétorique ; elle est d’ailleurs assez rare. Elle réside dans leton en

* Salle, 45. —* Deuil, 4. — ® Ps. 11. — 4 Qualifié de xospotpôgns, DC 5, 1. — # De Coide, Pandèmos, Urania. — © Nav. 15. — 7 + 6.

général, plus accentuée à certains égards que celle du grand philosophe, dont on ne sait parfois s’il plaisante ou non, tandis qu’à propos de l'ironie de Lucien on est bien rarement indécis. Il se moque et rit sans cesse, quand Socrate se bornait le plus souvent à sourire, du moins dans les Dialogues de Platon; et c’est pour cela précisément que son procédé d’ironie échappe à l'analyse grammaticale, pour ressortir exclusivement à la synthèse de la critique littéraire.

La construction proprement dite est presque toujours très simple ; Lucien, pour les modernes, est l’un des auteurs grecs les plus faciles à lire dans le texte, plus agréable en cela que les vrais Attiques dont la sobriété, parfois excessive chez Platon etsurtout chez Thucydide, confine à la subtilité toujours, et à l'obscurité souvent. Le public de Lucien était sûrement d’une intelligence moins prompte, d’un sens moins fin que celui des vieux Atliques ; de là, pour obtenir le même succès, la nécessité de sacrifier davantage à la clarté. [la dit lui-même : « La brièveté est utile partout, et notamment quand on a beaucoup à dire ; mais elle doit moins consister dans les mots et dans les expressions que dans les faits :

Kai (rayos) ropiéecôat xpñ ph Tocoûtoy and Toy ÔvouLt- TOY M PNUATUY Ccov dm TV RpayLATUY ‘. »

Aussi, dans l’arrangement des mots doit-on user de tempérament et garder un juste milieu: ils ne doivent être, dit-il, ni trop éloignés, ni trop séparés les uns des autres; cela est rude, toayd y&o, et cependant il ne faut pas les lier ensemble sans harmonie, comme fait

1 Man. H. 56.

le vulgaire : « l’un est un défaut, l’autre est désagréable à l'auditoire‘. » Il s’agit donc de ne blesser ni les principes traditionnels * du bon goût, ni les habitudes des auditeurs; et peut-être Lucien 8-t-il tenu plus grand compte de celles-ci que de ceux-là, quand il a fait, comme le lui reproche la Rhétorique, « un tissu de petites phrases écourtées », ou qu’il se contente d’« assembler des syllabes *. » Cette critique est fort injuste au fond : dans l'antiquité, Philostrate ne parle jamais d’un sophiste sans louer ou sans blâmer l’usage qu'il a fait des rhythmes en prose, et Photios nous dit formellement ‘ que la disposition des mots chez Lucien produit une sorte de mélodie suave: « Zuyfixn arû oros fppooter, Gate Joxeiv tv Gvaæytydorora ph Aéyous Aéqev, GAX& pékos tu Teonvèy jupls épavogs Gi toïs doi tvanoardGew rôv dxpoaräv. »Lesens de ce passageest bien clair pour nous : nous sommes renseignés sur les idées de Thrasymaque®, nous avons de Denys un chapitre entier où il s’eflorce de mettre en vers le début de Démosthène contre Aristocrate ‘, enfin Lucien lui-même nous apprend que les rhéteurs de son temps se préoccupaient fort de cette question * : « si votre sujet n'a rien de musical, dit le Maître de Rhétorique, prononcez en cadence l'évèpes dtmastai, et soyez sûr que l'harmonie sera parfaite. » Fritzsche à son tour‘, sans entrer malheureusement dans aucun détail, déclare avoir découvert dans Lucien des rhythmes « tout à fait admirables, supérieurs sans contredil à ceux d'Isocrate, qui en fut, après Thrasymaque, le second inventeur », et

‘ Man. H. 46. — ? Cf. sup. p 5% 55. — * D. acc. 28, réquisitoire de la Rhélorique: B tvas Aéyous dvarhixwv wat auAÀa6itev ; tant pis pour lui, insinue-t-elle aussitôt. — ‘ Photios, Bibl. 128, p. 96, éd. B. — # Spengel, Stuttgart, 1828 ; Hermann, Gættingen, 4848. — S Comp. v., ch. 25 —? M. Rh. 19. —®# Lucien, 3e :vol., 2e partie, P: LXXVI.

qui furent d'autant plus parfaits, ajoute-t-1l, à mesure que l’auteur avança en âge : ainsile Coq et la Traversée en ont d’également « excellentissimi » ; ils doivent dater de 170 ap. J.-C., et ne peuvent pas, tant ils sont harmonieux, ne pas être de Lucien. Retenons du moins que le style de notre auteur-n’est jamais négligé, et que certains opuscules, la Salle par exemple et le Zeuxis, se distinguent par une excessive recherche ; on y trouve, par exemple, des inversions du genre de celle-ci :

Ts ÉoTopias pet TOÙ ap yaiou Tù DOÉMUAOY *

L'hyperbate ne saurait être mise au nombre des constructions irrégulières, puisque l’accent de la préposition est déplacé, et que l’attention du lecteur ou de l'auditeur n'est guère plus longtemps retenue que dans la construction simple : encore cette figure est-elle assez rare dans les écrits authentiques, soit pour les préposi- Lions :

oÙdE Auunody x Tpoyovav ”, soit pour les conjonctions : dmavtes aÙTNY (JA TEÏTLE

L'habitude de faire précéder les noms propres d'hommes de l’article et du nom de leur pays ou de leur profession se trouve déjà chez Hérodote :

© nokéuapyos Kakkipayoë ”,

contrairement à l'usage attique qui consiste à nommer

t Salle, 21. — 2? Herm. 24. — * Dial. D. 20, 13. — * Hérodote, vi,

d’abord l’homme, puis son père, son pays, et enfin sa profession. Lucien a dit :

à pérap Atorvaddapes nai à ypapyrarimès ‘Loriaios *,

anomalie d'autant plus remarquable que dans tout le reste de la tirade il a dit:

Kheddnpros à Ilsprnærnrunès, Znvébepuy rôy Zroixdv, etc.

De même :

rèv Zxvôny Avéyxapot, nai Tov Opana ZapolEv, nai Noupäv tèv 'Iraruv, zai pv ai Auxoÿpyov Tüv Aaxsdaruévior *.… rèv Subapirny ‘Hpubéava *.…

C'est un peu de liberté dans l'emploi des noms d'hommes, à une époque où les Romains disaient depuis longtemps Paullus Æmilius pour Æmilius Paullus. ‘

Nous verrons plus loin comment la phrase de Lucien est régulièrement disposée : le mot le plus important est placé en vedelte, quel qu’en soit le rôle grammatical; mais les régimes de régimes ou de sujets sont presque toujours à leur place. Les phrases sont encore bien rigoureusement liées par Les particules ; l’asyndète, assez fréquente dans les membres de phrases et surtout dans les énumérations, est rare entre les phrases*, beaucoup plus rare, à coup sûr, que chez Arrien ‘, Plutarque et Denys d’Halicarnasse. En revanche, la répé-

1B.9.—?%H. V. U, 147. —* Ps. 3. — Aix. 3; El. M. 1; Dial. Mar., 8,2; Sc. ? et 8.

S Arrien, surtout dans ses {ndiques, abuse de cette asyndète, ce qui est aussi l'habitude de Plutarque et de Denys, quand il s’agit de donner le nom d'un pays ou d’un homme déjà désigné : ôvopa , etc.

lition des particules est. un fait commun, presque toujours au profit de la clarté, et sans trop de perte pour la précision.

Le style de Lucien est prodigieusement souple, et s’accommode aisément à tous les genres : on trouve à la fois, dans ses ouvrages, des périodes longues comme celles de Platon, savantes et même un peu massives comme celles de Thucydide, fluides et gracieuses comme celles d'Hérodote, claires et sobres comme celles de Xénophon, ihcisives comme des vers d’ Aristophane, el néanmoins, commeil convenait à un imitateur des Attiques, il est toujours simple et franc. Jamais, comme ces rhéteurs dont il a fléiri le Mattre, il n’a maladroitement rapporté sur une maigre prose les ornements tout faits, en vente à tous les coins de rue, dans toutes les écoles, bons à toutes les intelligences, et portant bien en vue la marque du magasin. Lucien ne s’est jamais servi des répertoires composés et recommandés par les pédantis, ou, ce qui revient au même, il ne paraît pas qu’il s’en soit jamais servi. Seulement il recherche une harmonie pure et naturelle. Il écrit comme on pourrait parler, sans écrire comme l’on parle. C’est par ce que son style a de populaire qu’il diffère surtout. des premiers classiques.

Prenons pour exemple celte phrase de Thucydide, une des plus courtes qu'il ait écrites :

« AJapéuvoy TÉ pot DORE TOY TÔTE DUVAULEL TOO Y SV AG OÙ TOGOÛTOY TOIS Tuyd pee épuots KaTeLÀ np, (LÉVOUS TOUS "Elnvas HYnTTApas dy 7 TV GTOÀ0V dyetpou .

C’est une parfaite régularité logique: sujet, auxiliaire de mode, première cause (rooïymv), précédée elle-même de sa cause (duvaua), seconde cause niée

‘ Thucydide, 4, 9.

(cyav) et sa cause (xurempuévous), et, encore avant, la cause de cette cause (épxots) ; enfin le verbe, le tout à ce point réglé, qu'on peut constituer le tableau suivant :

Proposition simple, Arepiprer bare srrékar éyatqus

Causes, | ri er Causes des 17, Bmépu/ à renal Causes des secondes, el

Cette régularité, si courte que soit la phrase. est excessive, el y cause quelque tension ; on dirait une phrase admirablement disposée par un élève pour en faire l'analyse philosophique. Par réaction contre la prose toute poétique des logographes, la prose de Thucydide était toute logique, raïdie dans son ordonnance mathématique, autant que l’autre était capricieuse dans sa liberté et sa fantaisie. L'équilibre entre ces deux excès fut obtenu tout d’abord avec Platon, plus voisin de Thucydide, et avec Xénophon, plus voisin d'Hérodote. C'est peut-être lsocrate qui, à cet égard, est le plus pondéré des Attiques.

Mais voici une autre phrase, qui, sous un aspect différent, nous révèle une tendance analogue : il s'agit cette fois d’un simple récit, où l’auteur suit rigoureuse ment l’ordre chronologique; seulement, d’une part, tous ces faits seront réunis, enlassés bon gré mal gré dans l'unité d’une même phrase, comme faisant partie d'un même tout; d'autre part, le fait le plus important est mis en sujet, bien qu’il soit le dernier; le substantif logiquement subordonné est construit en régime indirect quoique placé en tête : «r& dëKAéovt, pavepoÿ JEnpéyoU aùto And T0 Képdakéou xavaBévros Aa ëv =ÿ nédet émpavei don Efabev nepi vd ispoy tüç Abnväs Gvopévou

xAL TUÛTX TPATGOUTOS, MY YÉAÀETAL ÔTL Ÿ TE GTPaTia dnada paveou Toy nokuimy ëv TA TéÂE Axa UTO Ts HU}UE innov te modes noloi ai dvbponwy de SEtôvrmy paivoyta “. » Ici, il ne s’agit pas de cause à proprement parler, puisqu'il n’y a pas de raisonnement, mais de circonstances concomitantes, dont la place est détermimée par la chronologie, et le rôle grammatical par la logique. De là le tableau suivant :

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